Le Premier ministre Sébastien Lecornu s'engage à réduire la contribution exceptionnelle sur les bénéfices des grandes entreprises dans le cadre du budget 2027. Cette promesse figure dans une lettre adressée aux chefs d'entreprise, dont le contenu a été dévoilé mercredi 9 septembre par « Le Figaro » et « BFMTV ».
Dans ce courrier, le chef du gouvernement assure que « la contribution exceptionnelle des très grandes entreprises diminuera » dans le prochain texte budgétaire. Cette mesure, qui avait été instaurée pour renforcer les recettes de l'État face au creusement du déficit public, fait l'objet de vives critiques de la part du patronat depuis son adoption.
Au-delà de cet engagement fiscal, Sébastien Lecornu annonce également la création d'un « pacte Papin » destiné à « faciliter la reprise de nos entreprises », notamment via la transmission aux salariés. Ce dispositif, qui doit être détaillé dans les prochaines semaines, vise à encourager la reprise d'activités économiques par leurs employés, une mesure attendue dans un contexte de renouvellement générationnel des dirigeants.
La lettre du Premier ministre intervient alors que le gouvernement planche sur la préparation du budget de 2027, un exercice particulièrement sensible en raison des contraintes budgétaires et de l'objectif de réduction du déficit public. Sébastien Lecornu y dévoile plusieurs de ses choix budgétaires, allant de la fiscalité des entreprises à la réduction de certaines dépenses de l'État.
Selon les informations rapportées par « 20 Minutes », le Premier ministre envisagerait également de baisser le montant des indemnités des ministres de son gouvernement, voire des conseillers dans les cabinets ministériels. Cette mesure, si elle ne suffira pas à elle seule à réduire le déficit, traduit une certaine « philosophie de justice », selon un proche du chef du gouvernement.
La dernière diminution de l'indemnité des ministres remonte à 2012, à l'initiative de François Hollande. Un décret promulgué en août de cette année-là avait fait passer la rémunération brute d'un ministre de 14 200 euros par mois à 9 940 euros, et celle d'un secrétaire d'État de 13 490 à 9 443 euros, soit une baisse d'environ 30 %.
L'idée de réduire de 10 % les indemnités des députés et sénateurs serait aussi à l'étude, même si l'entourage du Premier ministre tempère cette piste en rappelant que cette question relève du Parlement. Ces annonces interviennent dans un contexte où l'exécutif cherche à concilier rigueur budgétaire et soutien à l'activité économique, alors que les chefs d'entreprise attendent des signaux clairs sur la trajectoire fiscale du pays.