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Le « fenêtre de possibilité » de la ménopause selon le professeur Nick Panay

Le gynécologue Nick Panay, ancien président de l'International Menopause Society, explique que le début de la ménopause et les années qui suivent constituent une période clé pour débuter un traitement hormonal, avec des bénéfices possibles pour le cœur et les os.

Le professeur Nick Panay, gynécologue et ancien président de l'International Menopause Society, défend l'idée qu'il existe un moment particulièrement propice pour débuter un traitement hormonal : la période de la ménopause et les quelques années qui suivent. Il parle d'une « fenêtre de possibilité » durant laquelle le traitement peut non seulement atténuer les symptômes gênants, mais aussi offrir des bénéfices à long terme pour le cœur et les os.

Cette notion de fenêtre thérapeutique ne signifie pas qu'il existe un âge unique et universel pour commencer un traitement hormonal. Le spécialiste insiste sur la nécessité d'adapter la décision à chaque femme, en tenant compte de son âge, de l'intensité de ses symptômes et de son risque individuel. La période entourant la ménopause serait toutefois plus favorable pour initier le traitement, car l'organisme répondrait mieux aux hormones et les effets protecteurs sur le système cardiovasculaire et le squelette seraient plus marqués.

Le débat sur le traitement hormonal de la ménopause reste sensible, notamment depuis les études des années 2000 qui avaient semé le doute sur ses bénéfices et ses risques. Les recommandations ont depuis évolué, et les sociétés savantes insistent sur une approche personnalisée. Pour Nick Panay, la clé réside dans l'évaluation individuelle : le traitement hormonal peut être une option pertinente pour les femmes qui présentent des symptômes invalidants et dont le profil de risque le permet, en particulier lorsqu'il est débuté dans les années qui suivent la ménopause.

Au-delà du soulagement des bouffées de chaleur, des sueurs nocturnes ou des troubles du sommeil, le gynécologue met en avant un intérêt préventif. Les œstrogènes joueraient un rôle dans la protection osseuse, limitant la perte de densité osseuse liée à la chute hormonale, et pourraient contribuer à la santé cardiovasculaire lorsqu'ils sont introduits suffisamment tôt. Ces bénéfices à long terme s'ajoutent à l'amélioration immédiate de la qualité de vie des femmes concernées.

Le message du professeur Panay s'adresse aussi aux professionnels de santé et aux femmes elles-mêmes : la ménopause n'est pas une fatalité et les options thérapeutiques existent. Encore faut-il que la discussion ait lieu au bon moment et que les femmes soient informées de cette fenêtre d'opportunité. La décision finale doit rester le fruit d'un échange entre la patiente et son médecin, en pesant les avantages et les inconvénients de chaque situation.

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