Des manifestants ont de nouveau battu le pavé en France, samedi 31 octobre, pour le troisième acte de la mobilisation sociale. Dans la capitale comme en région, ils dénoncent la vie chère et réclament des réponses sur le pouvoir d’achat, ainsi que des moyens pour l’éducation. Selon le ministère de l’Intérieur, 320 000 personnes ont participé aux manifestations sur l’ensemble du territoire.
Au Mans, environ 1 400 personnes ont défilé contre la vie chère et pour l’éducation, malgré un périmètre d’interdiction décidé par la préfecture en centre-ville. Après avoir bloqué et défilé sur la rocade, certains manifestants ont tenté de contourner l’arrêté préfectoral. Ces tentatives n’ont pas abouti, et la journée s’est déroulée sans heurts dans la ville.
À Paris, des heurts ont eu lieu entre manifestants et forces de l’ordre. La capitale avait fait l’objet d’un dispositif policier important, dans un contexte de forte mobilisation, et les cortèges y ont été suivis de près tout au long de la journée.
À Lyon, une manifestante déguisée en Marie-Antoinette brandissait une pancarte portant la mention « Donnez-leur de la brioche ». Le cliché, pris par l’Agence France-Presse, illustre le ton de ces rassemblements, où la dérision côtoie la colère face au coût de la vie.
Le mouvement se caractérise par la persistance de la contestation, les manifestants affirmant vouloir « maintenir la pression ». Si certains observateurs ont relevé un léger essoufflement de la participation par rapport aux actes précédents, la détermination des cortèges reste visible dans plusieurs villes, notamment là où les revendications liées à l’éducation et au pouvoir d’achat se croisent.
Ces manifestations s’inscrivent dans une séquence sociale marquée par des appels répétés à la mobilisation. Les prochaines échéances dépendront de la réponse des pouvoirs publics aux revendications exprimées ce samedi, un point sur lequel les organisateurs restent pour l’instant attentifs.