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Vingt-deux pays alliés s’exercent en Pologne pour la future force de l’Ukraine

Du 9 au 22 novembre, environ 2 800 militaires de onze pays européens, dont près de 1 000 Français, participent en Pologne au premier grand exercice de préparation de la Force multinationale pour l’Ukraine.

Cet article a été produit avec l’aide de l’IA sous la responsabilité éditoriale de Haydamax OÜ.

Près de 2 800 militaires issus de onze pays européens participent, du 9 au 22 novembre, à un exercice multinational organisé en Pologne. Environ un millier d’entre eux sont français. Baptisé Koalicja 26.2, ce manœuvre constitue le premier grand exercice de préparation de la Force multinationale pour l’Ukraine, la MNF-U, qui relève de la Coalition des volontaires.

La Coalition des volontaires, créée en février 2025, réunit aujourd’hui 35 pays. Son objectif est de contribuer à une paix durable une fois la guerre terminée. La MNF-U, placée sous un commandement conjoint franco-britannique, pourrait déployer jusqu’à 20 000 soldats en Ukraine. Ses missions prévues comprennent la formation des forces ukrainiennes et une fonction d’assurance pour la population, ainsi que, selon les cas, des missions aériennes ou le déminage en mer Noire. La surveillance d’un éventuel cessez-le-feu fait en revanche partie d’un rôle distinct, qui n’est pas tranché à ce stade.

Au-delà de la dimension opérationnelle, l’exercice a aussi une portée politique. Il est perçu comme un message adressé à Moscou et comme une manière, pour les Européens, de montrer qu’ils entendent peser sur les négociations. L’intitulé de l’opération résume cette ambition : il s’agit de démontrer que la Coalition peut faire autre chose que produire des présentations PowerPoint. Pour les Européens, qui fournissent désormais l’essentiel de l’aide militaire à l’Ukraine, la question d’une place à la table des discussions est centrale.

Ce calendrier militaire s’inscrit dans un contexte diplomatique mouvant. L’émissaire américain Steve Witkoff a annoncé des discussions trilatérales entre la Russie, l’Ukraine et les États-Unis, prévues les 10 et 11 novembre à Abou Dhabi sous médiation américaine. La délégation russe est conduite par le conseiller Vladimir Medinski. Les analystes n’attendent pas grand-chose de ces échanges, au-delà d’éventuels échanges de prisonniers ou d’un accord sur la navigation en mer Noire.

Le président américain Donald Trump a, de son côté, évoqué un accord « très important » avec la Russie, qui pourrait couvrir l’ensemble de l’Europe. Sur le plan de l’aide, l’Espagne a annoncé 437 millions d’euros d’aide militaire à l’Ukraine, tandis que la présidente du Conseil italienne Giorgia Meloni a critiqué une approche européenne jugée désorganisée.

Plusieurs questions restent ouvertes. Il n’existe pas de consensus européen sur un déploiement de troupes en Ukraine. La France privilégie un déploiement limité aux seuls pays européens, tandis que l’Allemagne et le Royaume-Uni réclament une garantie de sécurité américaine. Les États-Unis refusent pour leur part tout engagement en Ukraine. Enfin, on ignore encore quel pays européen se porterait garant d’un cessez-le-feu.