Lego enrichit sa gamme Technic d'une nouvelle réplique automobile : la Dodge Charger R/T de Fast and Furious, vendue 159,99 dollars. Le set 42231 compte 1 516 pièces et mesure environ 40 centimètres de long, soit une échelle proche du 1:13. Il s'agit de la deuxième interprétation de la voiture de Dom Toretto en Technic, après une première version lancée en 2020, forte de 1 077 pièces et affichée à 99,99 dollars.
La nouvelle venue se distingue par son niveau de détail mécanique. Elle intègre un V8, un compresseur entraîné par chaîne, un arbre de transmission relié à un différentiel arrière, une suspension avant indépendante, ainsi que deux bouteilles de NOS et un extincteur dans le coffre. La carrosserie noire est rehaussée d'un châssis gris clair qui traverse l'habitacle, et les pneus arrière plus larges que les avant rappellent la posture d'une voiture de dragster. Lego a également collaboré avec Universal pour ce modèle, classé 18 ans et plus.
Parmi les nouveautés figure un mode « Build Together » dans l'application Lego Builder, qui permet à plusieurs personnes de travailler sur la même voiture depuis leurs propres appareils. Une manière pour la marque danoise de positionner ce set comme une activité familiale, au-delà du simple objet de collection. Le modèle est disponible sur le site de Lego, dans les boutiques de la marque et chez plusieurs revendeurs, dont Amazon et Best Buy. Lego limite les commandes en ligne à trois exemplaires par foyer.
L'histoire de la Charger elle-même mérite un détour. En 1968, le designer Richard Sias réalise une maquette en argile à l'échelle 1/10. Le patron du style chez Dodge, Bill Brownlie, ordonne sa destruction avant de partir en Europe. Son équipe la cache dans un coin de l'atelier et continue de la retravailler. Ce modèle deviendra la deuxième génération de Charger, dont la version 1970 sera choisie pour le film de 2001. Lego reproduit aujourd'hui cette voiture à une échelle très proche de la maquette d'origine, comme un retour aux sources.
La version cinématographique était elle-même une construction partielle. Cinq Chargers avaient été acquises pour le tournage, dont certaines étaient des modèles 1969 équipés d'un moteur 383, habillés pour ressembler aux R/T de 1970. Le compresseur qui dépasse du capot était une réplique en plastique chromé, et le célèbre cabrage au départ était obtenu par un vérin hydraulique. Le scénario promettait pourtant 900 chevaux et un quart de mile en neuf secondes.
Lego reprend ce détail avec malice : son compresseur, formé d'une boucle de maillons de chaîne autour d'une poulie rouge, est une pièce mobile. La marque transforme ainsi un accessoire factice de cinéma en mécanisme fonctionnel à l'échelle de la brique. Les amateurs ont aussi repéré de nouvelles pièces, notamment des panneaux d'angle 2×2 qui arrondissent la calandre, et une jupe arrière grise avec feux rouges et plaque Fast and Furious.
Le set est lancé en même temps qu'une Mitsubishi Eclipse de 827 pièces, la voiture verte de Brian dans le premier film, également équipée de bouteilles de NOS. Avec les précédentes Supra et Skyline GT-R R34, Lego reconstitue désormais les voitures emblématiques des deux premiers opus. De quoi composer une collection sur une étagère, à condition d'accepter que le compresseur devienne l'objet de toutes les convoitises lors des sessions de construction partagée.