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Fala Atelier installe trois volumes ludiques dans une colline portugaise

Le studio porto Fala Atelier a conçu la Cookie Cutter Retreat, un ensemble de trois volumes en béton semi-circulaires enfoncés dans une colline de Sobral de Monte Agraço, destiné aux travailleurs nomades numériques.

Le studio porto Fala Atelier a imaginé la Cookie Cutter Retreat, une retraite composée de trois volumes en béton semi-circulaires, presque identiques, implantés dans une colline de Sobral de Monte Agraço, au Portugal. Pensé pour accueillir des nomades numériques, le projet associe une forme simple et ludique à une insertion discrète dans le paysage.

Les trois volumes se déclinent à trois échelles différentes : petite, moyenne et grande. Partiellement enterrés dans la pente, ils sont coiffés de toitures végétalisées qui prolongent le terrain et les font presque disparaître dans le relief. Seules des cheminées bleues et des façades vitrées signalent leur présence depuis l'extérieur. Chacun remplit une fonction distincte : une maison privée, une habitation partagée et une salle modulable. Cette répartition permet de séparer les temps de repos, de vie collective et de travail, sans multiplier les bâtiments ni modifier la topographie du site.

La structure repose sur une ossature en béton ponctuée de colonnes rondes et d'auvents métalliques inclinés. Ces auvents protègent les façades vitrées et accentuent le contraste entre la lourdeur de la masse enterrée et la légèreté apparente des éléments supérieurs. À l'intérieur, des murs diagonaux organisent la transition entre les espaces publics et les espaces privés, sans recourir à des cloisons traditionnelles. Ce jeu de volumes donne à l'ensemble une lecture géométrique immédiate, tout en préservant une certaine intimité pour chaque occupant.

Le studio assume une dimension de référence explicite. Certains plans reprennent des fragments de maisons conçues par Frank Gehry, Toyo Ito et Álvaro Siza. Fala Atelier les traite comme des objets trouvés, dont il réutilise les dispositions spatiales pour les intégrer à un nouveau programme. Cette démarche de citation et de recomposition traverse l'ensemble du projet, et renvoie à une pratique de l'emprunt assumée dans l'architecture contemporaine, où la mémoire des œuvres existantes devient une matière de projet à part entière.

La salle, plus grande pièce de la retraite, s'ouvre sur l'avant par un espace en plan libre, les chambres étant rejetées à l'arrière. Ce dispositif organise une progression du collectif vers l'intime, de l'entrée vers les zones de repos. Les murs, peints en blanc ou recouverts de carrelage, reçoivent des accents bleus et jaune fluorescent. Cette palette se répète d'un volume à l'autre, afin de conférer une cohérence visuelle à l'ensemble, malgré les différences d'usage et de taille.

Le projet s'inscrit dans une série d'autres réalisations portugaises qui interrogent la relation entre architecture et territoire. Parmi elles figure le pavillon du silence Corkinho, en liège, situé dans l'Alentejo, ainsi qu'un immeuble d'habitation de type entrepôt conçu par António Costa Lima à Lisbonne. Ces exemples partagent avec la Cookie Cutter Retreat une attention portée à la matière et à la manière dont un bâtiment se situe par rapport à son contexte. La retraite se distingue toutefois par son traitement ludique des formes et par son ancrage dans une colline plutôt que dans un contexte urbain.

Publié par Dezeen le 8 novembre 2026, le projet illustre une tendance à concevoir des lieux de séjour temporaire pour des publics mobiles, où l'architecture doit à la fois offrir du confort, favoriser la concentration et s'adapter à des usages variables. La combinaison d'un programme partagé et de chambres privées répond à cette double attente, dans un cadre rural qui contraste avec les espaces de travail urbains habituellement fréquentés par ces nomades.