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Le ZWO Seestar S50 Pro réunit un télescope et une caméra dans un boîtier compact

Le ZWO Seestar S50 Pro simplifie l'astrophotographie en réunissant télescope, double caméra 4K, filtres et intelligence artificielle dans un appareil de 2,8 kg. Pensé pour les débutants comme pour les citadins, il promet des images du ciel profond sans réglage manuel.

L'astrophotographie a longtemps été réservée aux initiés prêts à assembler un télescope, une monture équatoriale, une caméra dédiée et un câblage digne d'une petite quincaillerie. Le ZWO Seestar S50 Pro entend bouleverser cette pratique en réunissant l'ensemble de ces équipements dans un boîtier de 2,8 kg, comparable à un sac d'appareil photo. Il suffit de le poser sur un trépied, d'ouvrir l'application mobile et de laisser l'appareil identifier et suivre les objets célestes.

L'optique repose sur une lentille apochromatique à quatre éléments en verre à très faible dispersion, un choix généralement absent des télescopes d'entrée de gamme. Avec une ouverture de 50 mm, l'instrument capte nettement plus de lumière que les systèmes de 30 mm courants à ce niveau de prix, ce qui rend visibles des structures plus faibles tout en conservant des étoiles nettes sur les bords du champ. Le fabricant ZWO Astro a également intégré un système de double caméra : un téléobjectif équivalent à 880 mm pour les détails du ciel profond et un grand angle de 63 degrés pour saisir l'ensemble de la voûte céleste, tous deux en résolution 4K.

L'appareil se distingue par sa capacité à travailler depuis les villes et les banlieues. Un système de triple filtre comprend notamment un filtre à double bande ciblant les longueurs d'onde des nébuleuses, qui permet d'extraire des détails exploitables même sous un ciel pollué par la lumière artificielle. Un filtre de cadre noir réduit le bruit des longues expositions, tandis qu'un filtre solaire magnétique autorise l'observation diurne. L'application Seestar pilote l'ensemble sans exiger de connaissances astronomiques : l'utilisateur sélectionne une cible, l'appareil la verrouille et empile automatiquement les expositions. Un assistant vocal nommé IA permet même de nommer l'objet souhaité pour déclencher la prise de vue.

Le grand angle ouvre des possibilités créatives : une simple pression suffit pour assembler un arc complet de la Voie lactée, l'appareil planifiant et capturant chaque image de manière autonome. Les séquences de traînées d'étoiles se convertissent automatiquement en vidéos du ciel en mouvement, et l'assemblage de mosaïques en téléobjectif peut atteindre une résolution de 8K. À la lumière du jour, le téléobjectif de 880 mm se révèle utile pour l'observation des oiseaux, les paysages lointains ou les événements solaires grâce au filtre magnétique fourni.

La batterie de 10 000 mAh offre jusqu'à neuf heures d'autonomie, de quoi couvrir la plupart des séances nocturnes. Le système de suivi à entraînement de précision sans jeu maintient la stabilité même par vent modéré, un atout en mode équatorial où les expositions individuelles peuvent atteindre 60 secondes. La fonction Telescope Network permet un contrôle à distance, ce qui évite d'interrompre une session si le ciel local se couvre alors que l'instrument est installé dans une zone plus dégagée.

Vendu 899 dollars, le Seestar S50 Pro s'adresse à ceux qui veulent observer le ciel sans passer des heures à régler du matériel. En réduisant la complexité technique à une application et un boîtier transportable dans un sac à dos, ZWO Astro rend l'astrophotographie accessible à un public plus large, des débutants curieux aux citadins privés de ciel étoilé.

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