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Dans le Lot, un jeune de 25 ans s'installe comme éleveur malgré la crise agricole

Matthieu Pagès, 25 ans, a repris une exploitation de bovins gascons à Lavercantière, dans le Lot, au sein d'un Gaec familial depuis le 1er mai 2026, alors que le nombre d'éleveurs ne cesse de reculer en France.

Cet article a été produit avec l’aide de l’IA sous la responsabilité éditoriale de Haydamax OÜ.

À 25 ans, Matthieu Pagès a choisi de devenir éleveur. Depuis le 1er mai 2026, il s'est installé à Lavercantière, dans le Lot, au sein d'un Gaec familial, une forme d'exploitation agricole regroupant plusieurs associés. Sa spécialité : l'élevage de bovins gascons, une race rustique du Sud-Ouest, adaptée aux terres sèches et aux systèmes extensifs.

Cette installation intervient dans un contexte difficile pour le monde agricole français. Le nombre d'éleveurs diminue chaque année, une tendance de fond qui touche l'ensemble du territoire et qui s'explique par les départs à la retraite non remplacés, la faiblesse des revenus, la charge de travail et les difficultés d'accès au foncier. Reprendre une exploitation aujourd'hui relève donc souvent du parcours d'obstacles, entre investissements lourds, normes sanitaires et environnementales, et incertitudes sur les prix de vente.

Le cas de Matthieu Pagès illustre pourtant une dynamique que les organisations agricoles cherchent à encourager : l'installation de jeunes agriculteurs hors cadre familial ou en reprise de structures existantes. Le Gaec familial constitue ici un cadre rassurant, puisqu'il permet de mutualiser les moyens de production, le matériel et le travail, tout en bénéficiant de l'expérience des associés déjà en place. Pour un jeune éleveur, cette formule réduit une partie du risque économique lié au démarrage.

Le choix de la race gasconne n'est pas anodin. Réputée pour sa robustesse et sa capacité à valoriser des surfaces herbagères modestes, elle correspond à un modèle d'élevage extensif, souvent présenté comme plus résilient face aux aléas climatiques et plus adapté aux zones de moyenne montagne ou de piémont. Dans le Lot, ce type d'élevage participe à l'entretien des paysages et au maintien d'une activité économique dans les communes rurales.

L'installation d'un jeune éleveur dans une petite commune du Lot a aussi une portée locale. Elle contribue à maintenir des emplois, à faire vivre les filières de transformation et les circuits courts, et à limiter la déprise agricole qui menace certaines zones rurales. Chaque exploitation qui perdure ou se transmet représente un maillon dans un tissu économique et social fragile.

Reste que la question du renouvellement des générations demeure entière. Les installations de jeunes agriculteurs ne compensent pas, à l'échelle nationale, le rythme des cessations d'activité. Les dispositifs d'aide à l'installation, les questions de transmission des exploitations et la revalorisation des revenus agricoles restent au cœur des débats sur l'avenir du monde rural.

À travers le parcours de Matthieu Pagès, c'est donc une réalité contrastée qui apparaît : celle d'un métier en recul numérique, mais qui continue d'attirer des jeunes prêts à s'engager, y compris dans des territoires ruraux où l'agriculture structure encore largement la vie locale.