L'adaptation cinématographique du célèbre jeu vidéo Capcom « Street Fighter », produite par Paramount et Legendary, a récolté environ 4 millions de dollars lors de ses séances d'avant-première aux États-Unis. Les projections ont débuté à 14 heures, avant d'être renforcées par une séance spéciale destinée aux fans à 19 heures. Ces premiers chiffres, communiqués jeudi soir, placent le long-métrage sur une trajectoire solide pour son week-end d'ouverture.
Les analystes tablent désormais sur des recettes supérieures à 30 millions de dollars pour les premiers jours d'exploitation sur le territoire américain. Le film, classé PG-13, a coûté 82 millions de dollars net, un montant cofinancé par Legendary et Capcom. Cette performance initiale intervient dans un contexte où les adaptations de jeux vidéo connaissent un regain d'intérêt, porté par des attentes du public et une campagne marketing axée sur la nostalgie de la franchise.
Réalisé par Kitao Sakurai, qui a également coécrit le scénario avec T.J. Fixman, « Street Fighter » met en scène un casting éclectique. Noah Centineo incarne Ken Masters, tandis qu'Andrew Koji prête ses traits à Ryu. Le film réunit également Jason Momoa dans le rôle de Blanka, le rappeur 50 Cent en Balrog, Callina Liang en Chun-Li, le catcheur Roman Reigns en Akuma, David Dastmalchian en M. Bison, ou encore l'humoriste Eric André. Cette distribution, mêlant stars hollywoodiennes, figures de la lutte et personnalités de la musique, vise à séduire un large public au-delà des seuls amateurs de jeux vidéo.
L'intrigue suit les combattants de rue Ryu et Ken Masters, séparés par le passé, qui sont rappelés au combat lorsque la mystérieuse Chun-Li les recrute pour le prochain Tournoi des Guerriers Mondiaux. Alors que des combattants venus du monde entier s'affrontent, une conspiration mortelle les force à se confronter l'un à l'autre ainsi qu'aux démons de leur passé. Ce synopsis reprend les codes de la série de jeux vidéo tout en les adaptant pour le grand écran, une gageure pour un studio qui cherche à capitaliser sur une licence vieille de plusieurs décennies.
La sortie de « Street Fighter » s'inscrit dans un calendrier cinématographique chargé, où plusieurs autres productions font leurs débuts simultanément, notamment « Whalefall », « Sense & Sensibility », « You Can See Everything » ou encore « Your Mother, Your Mother, Your Mother ». Cette concurrence pourrait toutefois être atténuée par la notoriété de la franchise et par l'engouement suscité par les premières projections, qui ont déjà rempli les salles lors des séances de fans.
Pour Paramount et Legendary, l'enjeu est double : rentabiliser un budget net de 82 millions de dollars et relancer une licence cinématographique qui avait connu des fortunes diverses par le passé. Le succès des avant-premières, bien qu'encourageant, ne garantit pas encore la rentabilité à long terme, mais il confirme l'intérêt du public pour ce type de divertissement. Les résultats définitifs du week-end d'ouverture seront scrutés de près par les observateurs de l'industrie, qui y verront un indicateur de la vitalité des adaptations de jeux vidéo sur le marché américain.