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Rubaiyat Hossain signe un thriller d’horreur corporelle sur les inégalités sociales

Dans « The Difficult Bride », la réalisatrice bangladaise Rubaiyat Hossain mêle horreur corporelle, critique féministe et inégalités sociales dans un film présenté comme son œuvre la plus percutante.

La réalisatrice bangladaise Rubaiyat Hossain livre avec « The Difficult Bride » un thriller qui associe l’horreur corporelle à une réflexion féministe sur la condition des femmes et les inégalités sociales. Selon la critique publiée par Variety, le film s’impose comme une œuvre viscérale et audacieuse, dans la continuité d’un parcours qui n’a jamais craint la controverse.

Le point de départ de l’analyse tient à l’audace du mélange. Combiner l’horreur du corps avec l’univers littéraire de Sylvia Plath demande une certaine témérité, et la cinéaste la revendique pleinement. Le film explore les espaces genrés et la sexualité féminine, deux thèmes qui traversent l’ensemble de sa filmographie.

Rubaiyat Hossain s’est fait connaître en 2011 avec son premier long métrage, « Meherjaan », qui avait été vivement critiqué par des courants conservateurs. Elle a poursuivi avec « Under Construction », puis plus récemment « Made in Bangladesh ». Ces films ont en commun une attention portée aux structures de pouvoir qui pèsent sur les femmes, dans la sphère domestique comme dans le monde du travail.

Avec « The Difficult Bride », la cinéaste poursuit cette exploration en plaçant le corps féminin au centre d’un récit où le registre du thriller sert de support à une critique sociale. La critique souligne la manière dont le film articule l’inquiétude physique et les déterminismes économiques et sociaux, sans renoncer à la tension narrative.

Le film confirme la place de Rubaiyat Hossain parmi les voix les plus singulières du cinéma sud-asiatique contemporain. Son travail, qui refuse les formules confortables, interroge la place des femmes dans des sociétés où la norme sociale et religieuse pèse fortement sur les parcours individuels.