Wireva

Trois ans après le 7-Octobre, le traumatisme persiste à Ofakim

À Ofakim, ville du sud d'Israël attaquée le 7 octobre 2023, le sentiment de sécurité n'est jamais revenu. Le traumatisme pèse sur le quotidien et les choix politiques des habitants, à l'approche des élections législatives.

Cet article a été produit avec l’aide de l’IA sous la responsabilité éditoriale de Haydamax OÜ.

Trois ans après l'attaque du 7 octobre 2023, le traumatisme demeure profondément ancré à Ofakim, ville périphérique du sud d'Israël. Le sentiment de sécurité n'y est jamais revenu, et ses 50 000 habitants continuent de vivre avec la peur, selon plusieurs témoignages recueillis sur place. La ville avait été la cible des commandos du Hamas lors de l'assaut qui a frappé le sud du pays.

« Nous sommes encore dans le trauma », confient des habitants, cités par la presse. Le quotidien reste marqué par l'angoisse, et beaucoup souffrent encore des conséquences psychologiques de cette journée. À Ofakim comme dans d'autres localités du sud, la mémoire de l'attaque structure les comportements et les perceptions, sans que le retour à une forme de normalité ne se soit véritablement opéré.

Ce climat d'insécurité persistante pèse directement sur la vie politique israélienne. À l'approche des élections législatives, prévues dans quelques semaines, les choix des habitants d'Ofakim et d'ailleurs sont influencés par ce vécu traumatique. La question de la sécurité s'impose comme un enjeu central du scrutin, dans un pays où les commémorations du 7-Octobre se déroulent cette année sous état d'alerte accru.

D'autres villes du sud, comme Sdérot, ont également été durement touchées. Une soixantaine de combattants du Hamas y ont pénétré, tuant plus de 70 Israéliens. Trois ans après, la cicatrice reste ouverte et le paysage politique local s'est radicalisé, alors que les élections législatives se profilent. Ce phénomène de radicalisation, observé dans plusieurs localités, illustre l'impact durable de l'attaque sur la société israélienne.

Les cérémonies de commémoration organisées ce mercredi à travers le pays témoignent de la charge émotionnelle qui entoure cet anniversaire. À l'aube, des personnes endeuillées ont observé une minute de silence sur les sites du sud pris d'assaut par le Hamas en 2023. Ces hommages se tiennent dans un contexte de tension extrême, à trois semaines seulement des élections législatives, ce qui confère à ces commémorations une résonance politique particulière.

Le maintien de ce climat d'insécurité, trois ans après les faits, soulève des questions sur la capacité des autorités à restaurer un sentiment de protection auprès des populations du sud. Pour les habitants d'Ofakim, la peur reste une compagne quotidienne, et le trauma collectif continue de façonner les attentes vis-à-vis des responsables politiques. La période électorale qui s'ouvre sera l'occasion de mesurer l'ampleur de ces attentes et la manière dont elles se traduiront dans les urnes.