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Resident Evil de Zach Cregger : un reboot qui brouille la chronologie du jeu vidéo

Le nouveau film Resident Evil réalisé par Zach Cregger s'installe en tête du box-office avec 8,8 millions de dollars de previews, mais son rapport à la chronologie officielle des jeux reste ambigu.

Le reboot de Resident Evil signé Zach Cregger débarque en salles avec une ambition claire : réinventer la célèbre franchise de jeux vidéo horrifiques sans s'enfermer dans sa chronologie officielle. Porté par le réalisateur de Weapons, le film a déjà convaincu le public lors de ses avant-premières, enregistrant 8,8 millions de dollars de recettes, un record pour la série. Les projections tablent désormais sur 40 à 50 millions de dollars de recettes domestiques pour ce week-end d'ouverture.

Cette performance commerciale s'accompagne d'un accueil critique favorable. Le film affiche un score d'audience de 91 % sur Rotten Tomatoes et une note PostTrak de 4,5 étoiles sur 5. Il est projeté dans 3 166 salles, ce qui témoigne de la confiance de Sony et Constantin dans ce nouveau départ. Pour une franchise qui a déjà connu plusieurs adaptations cinématographiques, ce démarrage constitue une réussite notable.

Mais la question qui agite les fans reste celle de la place de ce film dans la chronologie des jeux. La réponse est nuancée. Le long-métrage ne se présente pas comme une adaptation directe d'un épisode précis, mais comme une relecture originale de l'univers. Il suit Bryan, un coursier médical incarné par Austin Abrams, qui se retrouve malgré lui plongé dans une course pour sa survie au cours d'une nuit chaotique. Ce personnage n'existe pas dans les jeux, ce qui suggère d'emblée une intrigue parallèle plutôt qu'une transposition fidèle.

Le casting réunit également Paul Walter Hauser, Zach Cherry, Kali Reis, Johnno Wilson et Devon Stewart. Le scénario est coécrit par Zach Cregger et Shay Hatten. Cette approche de création originale permet au film de puiser dans les références visuelles et thématiques de la saga sans être contraint par sa continuité. Des clins d'œil aux zombies, aux armes et aux éléments emblématiques des jeux sont disséminés dans le récit, mais ils fonctionnent davantage comme des hommages que comme des preuves d'appartenance à un canon unique.

La franchise Resident Evil, lancée en 1996, est l'une des plus anciennes séries de jeux d'horreur encore en activité. Elle a longtemps été la licence la plus rentable au cinéma avant d'être détrônée par les films Super Mario de Universal. Cette longévité explique la prudence des producteurs : il s'agit de séduire à la fois les joueurs historiques et un public plus large, sans aliéner les premiers par des libertés trop grandes avec la mythologie établie.

En choisissant de ne pas intégrer strictement le film à la chronologie des jeux, Zach Cregger se donne la liberté de construire un récit autonome. Cette stratégie n'est pas sans précédent dans les adaptations de jeux vidéo, mais elle reste risquée. Les fans les plus attachés à la continuité pourraient y voir une trahison, tandis que les néophytes y trouveront une porte d'entrée accessible. Les premiers chiffres suggèrent que le pari est en passe d'être réussi.

Le film est actuellement en salles depuis le 18 septembre 2026. Son positionnement dans la chronologie de la franchise demeure volontairement flou, ce qui pourrait permettre à de futures suites d'explorer différentes branches de l'univers sans être liées par une seule ligne temporelle. Pour Sony et Constantin, cette flexibilité narrative constitue un atout pour bâtir une nouvelle série de films sur le long terme.

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