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Éthiopie : les rebelles du Tigré quittent Mekele à l'approche de l'armée fédérale

Les forces du Front de libération du peuple du Tigré ont évacué en masse Mekele, la capitale régionale, alors que les troupes fédérales éthiopiennes se rapprochent de la ville, selon un journaliste local.

Cet article a été produit avec l’aide de l’IA sous la responsabilité éditoriale de Haydamax OÜ.

Les forces rebelles du Tigré ont quitté en masse Mekele, la capitale régionale du Tigré, dans le nord de l'Éthiopie, à mesure que l'armée fédérale éthiopienne se rapproche de la ville. Selon un journaliste local cité par l'AFP, les dirigeants et les combattants du Front de libération du peuple du Tigré (TPLF) auraient quitté la ville en nombre.

Ce départ intervient alors que les troupes fédérales éthiopiennes progressent vers Mekele, une ville d'environ 500 000 habitants qui constitue le centre administratif et politique de la région du Tigré. La chaîne Tigray Television, le diffuseur du gouvernement régional du Tigré, a été la cible d'une frappe de drone le 27 septembre 2026, quelques jours seulement avant ce mouvement de retrait.

La situation à Mekele demeure confuse. Le départ des rebelles pourrait signaler une nouvelle phase dans le conflit qui oppose depuis près de deux ans le gouvernement fédéral éthiopien, dirigé par le Premier ministre Abiy Ahmed, aux forces du TPLF. Les combats ont déjà provoqué des déplacements massifs de populations et une crise humanitaire dans la région.

L'avancée des troupes fédérales vers Mekele marque une escalade significative. Si la ville devait tomber aux mains des forces gouvernementales, cela constituerait un tournant majeur dans le conflit. Les autorités régionales du Tigré n'ont pas encore réagi publiquement à ces informations, et il n'est pas possible de confirmer de manière indépendante l'ampleur exacte du retrait des forces rebelles.

Depuis le début des hostilités en novembre 2020, le conflit a fait des milliers de morts et déplacé plus de deux millions de personnes, selon les estimations des organisations internationales. Les infrastructures civiles, y compris les installations de communication et de santé, ont été durement touchées par les combats et les frappes aériennes.

La communauté internationale suit de près l'évolution de la situation. Les Nations unies et plusieurs pays occidentaux ont appelé à un cessez-le-feu et à un accès humanitaire sans entrave dans la région. La prise de Mekele par les forces fédérales pourrait modifier l'équilibre des forces sur le terrain et avoir des conséquences importantes pour les négociations de paix.

Pour l'heure, aucune information ne permet de savoir si les rebelles se sont retirés de manière ordonnée ou s'ils ont fui devant l'avancée des troupes fédérales. Des témoins locaux font état de scènes de confusion et de mouvements de population à la périphérie de la ville. La situation reste extrêmement volatile.