Le seau à popcorn de Dune: Part Three reprend le design du ver des sables, l'image emblématique de la saga, et prolonge le succès d'un accessoire devenu viral. La chaîne de cinémas ODEON a publié un premier aperçu du merchandising du film, qui sera disponible prochainement dans ses salles.
L'annonce s'est faite par un message sur le compte X de la chaîne, accompagné de photos. Le texte invitait les spectateurs à découvrir les objets « tout droit issus des sables d'Arrakis », référence directe au monde désertique où se déroule l'intrigue. Le contenant s'inscrit dans la tradition des objets dérivés qui accompagnent désormais chaque grande sortie, et le titre du film, Dune: Part Three, figure explicitement dans le message de la chaîne.
Le précédent a laissé une trace durable. En 2024, AMC Theatres avait suscité une vague de réactions après que des spectateurs eurent remarqué que le seau à popcorn en forme de ver des sables, vendu pour Dune: Part Two, évoquait une forme à la connotation suggestive. Le sujet avait donné lieu à de nombreux mèmes, puis à un sketch de Saturday Night Live mettant en scène un adolescent aux intentions détournées de ce souvenir.
Le nouveau modèle reprend cette même logique, mais en la doublant : selon Variety, il comporte deux vers des sables, et la chaîne présente ce choix comme pratique, le design « rend le partage plus facile ». Slashfilm a de son côté souligné que le modèle prolonge littéralement le motif viral, en le redoublant. Les deux médias américains ont relevé la même ironie, qui a nourri les commentaires en ligne depuis la publication des premières photos.
Cette trajectoire illustre la manière dont le merchandising cinématographique est devenu un prolongement de l'expérience en salle, au même titre que la confiserie ou les affiches collector. Pour les exploitants, ces objets représentent une source de revenus et un moyen de susciter l'attention autour d'une sortie, parfois davantage par l'humour des internautes que par la campagne officielle.
Le cas du seau de Dune: Part Three montre aussi que les chaînes ont appris de l'épisode de 2024 : au lieu de corriger le motif, elles le reprennent et en font un argument commercial. Le choix relève d'un calcul assumé, qui mise sur la reconnaissance immédiate du design auprès du public. Le sujet reste ainsi à la croisée de la culture populaire, du marketing et des usages sociaux du cinéma.