La Federal Trade Commission (FTC) et vingt États américains poursuivent Dollar General, accusant la chaîne de discount d'afficher sur ses rayonnages des prix différents de ceux appliqués au moment du passage en caisse. Le groupe conteste fermement ces griefs et estime que le dossier ne tient pas.
Selon les autorités, la différence entre le prix indiqué sur l'étiquette et le montant facturé aux clients constitue une pratique commerciale trompeuse. Les plaignants reprochent à l'enseigne de faire payer davantage des consommateurs qui se fient à l'affichage en magasin, un type d'écart qui touche directement le pouvoir d'achat des foyers les plus modestes, principale clientèle de ce distributeur implanté dans de nombreuses petites villes et zones rurales.
Dollar General, qui exploite des milliers de magasins à travers les États-Unis, a réfuté ces allégations. La société affirme que les éléments avancés par la FTC ne reflètent pas la réalité de ses pratiques tarifaires et qu'elle entend défendre sa position devant les tribunaux. L'entreprise n'a pas admis de manquement à ce stade de la procédure.
L'action engagée conjointement par l'agence fédérale et les procureurs de vingt États s'inscrit dans une attention accrue des régulateurs américains envers les pratiques de tarification dans le commerce de détail. Les autorités de protection des consommateurs surveillent de près les écarts entre prix affichés et prix réellement facturés, qui peuvent conduire à des surfacturations involontaires mais répétées, et sur lesquels elles peuvent sanctionner les distributeurs même en l'absence d'intention frauduleuse établie.
Le dossier pourrait peser sur l'image d'une enseigne qui a fait de la proximité et des prix bas le cœur de son modèle économique. Pour une entreprise de cette taille, une procédure fédérale associée à une coalition d'États soulève aussi la question des possibles réparations financières et des obligations de conformité qui pourraient en découler, si les juges donnent raison aux plaignants. Les détails du calendrier judiciaire et les montants éventuellement réclamés n'ont pas été rendus publics dans les éléments disponibles à ce stade.