Un nouvel accident mortel impliquant un véhicule électrique s'est produit en Seine-et-Marne. Mardi 29 septembre, sur la route départementale 26A, à hauteur de la commune de Moussy-le-Neuf, une voiture électrique est entrée en collision avec un poids lourd avant de s'embraser, causant la mort de sa conductrice.
Selon les premiers éléments rapportés, les deux véhicules circulaient sur la RD26A lorsque le choc s'est produit. Sous la violence de l'impact, l'automobile et le camion ont quitté la chaussée et terminé leur course dans un champ situé en bordure de route. C'est à ce moment que le véhicule électrique a pris feu, piégeant la conductrice à l'intérieur de l'habitacle.
Les secours, rapidement dépêchés sur les lieux, n'ont pas pu extraire la victime à temps. La conductrice est décédée dans l'incendie de sa voiture. Le conducteur du poids lourd, dont l'état n'a pas été précisé dans l'immédiat, était impliqué dans la collision mais n'a pas été signalé parmi les victimes.
Une enquête a été ouverte pour déterminer les circonstances exactes du drame. Les autorités devront notamment établir les causes de la collision — perte de contrôle, dépassement, état de la chaussée ou défaillance mécanique — ainsi que les raisons pour lesquelles le véhicule électrique s'est embrasé si rapidement après l'impact. L'incendie d'une voiture électrique, alimenté par les batteries lithium-ion, est en effet particulièrement difficile à maîtriser et peut se déclencher brutalement après un choc violent.
Cet accident relance les interrogations sur la sécurité des véhicules électriques en cas de collision. Si les statistiques globales ne montrent pas une dangerosité supérieure à celle des voitures thermiques, les feux de batteries restent un phénomène spectaculaire et redouté des secours, car ils peuvent se rallumer pendant plusieurs heures et nécessitent d'importants moyens d'extinction. Les constructeurs travaillent depuis plusieurs années sur des systèmes de coupure automatique et des batteries plus stables, mais ces technologies ne sont pas encore généralisées.
Le drame de Moussy-le-Neuf rappelle également la vulnérabilité des routes départementales d'Île-de-France, où la cohabitation entre poids lourds et véhicules légers demeure une source constante de risque. La RD26A, qui traverse une zone rurale du nord de la Seine-et-Marne, est empruntée quotidiennement par de nombreux camions desservant les plateformes logistiques de la région.
Une cellule psychologique a été mise en place pour accompagner les témoins et les proches de la victime. Les gendarmes de la compagnie compétente poursuivent leurs investigations et devraient rendre leurs conclusions dans les prochaines semaines.