Emmanuel Macron présidera jeudi matin un conseil de sécurité à l'Élysée, en présence du Premier ministre Sébastien Lecornu et des services de renseignement, a annoncé la présidence de la République. Cette réunion doit permettre de faire un point sur la mise en œuvre des dispositifs de renseignement, d'anticipation et de sécurisation des prochaines semaines.
L'annonce intervient dans un contexte de tensions sociales persistantes après les manifestations et les violences du 17 octobre. Un « acte II » de la mobilisation est annoncé pour samedi 24 octobre, ce qui explique la volonté de l'exécutif de coordonner les services de l'État en amont. Le conseil de sécurité doit ainsi passer en revue les moyens déployés pour anticiper les troubles et sécuriser les prochaines semaines.
En parallèle, Sébastien Lecornu doit recevoir les partis politiques à Matignon en début d'après-midi, en présence de Laurent Nuñez, ministre de l'Intérieur, de Gérald Darmanin, ministre de la Justice, ainsi que des responsables des services de renseignement et des forces de l'ordre. Cette rencontre s'inscrit dans une série de consultations menées par le Premier ministre, après avoir reçu les syndicats. L'objectif affiché est de tenter de faire retomber la pression et les critiques après les scènes de chaos du 17 octobre.
Le gouvernement a fait de la fermeté son mot d'ordre. Des manifestations sont interdites ce jeudi à Paris et à Lyon en raison des risques de troubles. Ces décisions illustrent la stratégie de l'exécutif, qui combine dialogue avec les partis et les syndicats et renforcement des mesures de sécurité. Le conseil de sécurité présidé par le chef de l'État doit permettre d'évaluer l'efficacité des dispositifs de renseignement et d'anticiper les risques liés aux prochains rassemblements.
La réunion de jeudi matin réunira donc autour d'Emmanuel Macron les principaux responsables du renseignement et le chef du gouvernement. Elle précède de deux jours l'« acte II » annoncé par les organisateurs de la mobilisation. Les autorités entendent ainsi démontrer leur capacité à maintenir l'ordre public tout en poursuivant les consultations politiques engagées à Matignon.