Le président américain Donald Trump est ressorti très favorable à l'idée d'un crédit d'impôt fédéral pour les productions cinématographiques et télévisuelles après une rencontre avec l'acteur Jon Voight et deux producteurs hollywoodiens. L'argument qui aurait particulièrement retenu son attention : l'un des producteurs a expliqué qu'il serait contraint de tourner à l'étranger un biopic consacré à Richard Nixon si aucune mesure d'incitation n'était adoptée aux États-Unis.
Cette réunion s'inscrit dans un contexte plus large de soutien présidentiel à une initiative législative bipartisane. Dès le lendemain de cette entrevue, Donald Trump a réaffirmé son appui au projet de loi intitulé « Motion Picture, Television, and Entertainment Revitalization Act », qui vise à instaurer une incitation fiscale fédérale pour le secteur du divertissement. Le président a mis en avant la création d'emplois et le maintien des productions sur le sol américain comme arguments centraux de cette démarche.
La proposition a reçu un accueil favorable de la part des syndicats du secteur, notamment la SAG-AFTRA, le principal syndicat des acteurs, ainsi que d'autres organisations professionnelles. Ces dernières y voient un moyen de renforcer la compétitivité des États-Unis face à des pays comme le Canada, le Royaume-Uni ou encore certains États européens qui offrent déjà des avantages fiscaux conséquents pour attirer les tournages.
Le cas du biopic de Richard Nixon illustre concrètement les enjeux de cette bataille législative. Sans incitation fédérale, les producteurs pourraient être tentés de délocaliser leurs tournages vers des territoires plus attractifs financièrement, privant ainsi l'industrie américaine de retombées économiques significatives. La perspective de voir une figure historique américaine majeure portée à l'écran dans un pays étranger a visiblement marqué le président.
Cette dynamique intervient alors que le secteur du divertissement traverse une période de mutation profonde, marquée par une concurrence internationale accrue et des coûts de production en hausse. Les partisans du texte estiment qu'une mesure fédérale permettrait de créer un cadre stable et prévisible pour les investissements, au-delà des dispositifs déjà existants dans certains États comme la Géorgie, la Louisiane ou New York.
Reste à savoir si cette mobilisation présidentielle suffira à faire aboutir le texte au Congrès, où les discussions s'annoncent complexes. Les prochaines semaines seront décisives pour déterminer si l'industrie cinématographique américaine pourra compter sur un soutien fédéral à la hauteur de ses ambitions.