Noel Gallagher, guitariste, chanteur et compositeur d’Oasis, était l’invité de la dernière saison de la série web « Chicken Shop Date ». Face à la journaliste Amelia Dimoldenberg, installé chez Sam’s Chicken à Harlesden, dans le nord-ouest de Londres, il a abordé la reformation du groupe, les difficultés du travail en fratrie et la place qu’occupe aujourd’hui le répertoire de la formation britannique.
Interrogé sur le temps à attendre avant de relancer quelque chose qui a pris fin, il a répondu « 16 ans », en référence à l’écart entre la séparation d’Oasis et la tournée de reformation de 2025. Lorsque la présentatrice lui a fait remarquer qu’il pourrait ne plus être là d’ici là, il a rétorqué que ce n’était « pas très gentil ». Sur ce qui rend un retour « naturel et pas désespéré », il a expliqué qu’il fallait espérer pouvoir faire aussi bien qu’auparavant, ajoutant qu’après une semaine de répétitions, il était apparu clairement que le groupe serait aussi bon, voire meilleur, qu’à ses débuts.
Sur le fait de travailler avec un frère ou une sœur, il estime qu’il faut accepter de faire des compromis, une qualité qu’il dit ne pas avoir naturellement, tout en pensant que cela s’améliore avec l’âge. Il a par ailleurs affirmé disposer de « tonnes de matériel inédit », sans préciser si celui-ci pourrait être destiné à Oasis. Il a également confié que sa perception de « Champagne Supernova », titre de clôture de la tournée Live ’25, avait évolué : absurde dans les années 1990, la chanson aurait pris davantage de sens pour une nouvelle génération.
Au fil de l’entretien, Noel Gallagher s’est montré moins sérieux. Il a critiqué végétariens et véganes, démenti les rumeurs selon lesquelles il ne porterait pas de sous-vêtements sur scène, et s’est décrit comme une rock star « discrète ». Il a raconté un concert à São Paulo devant 90 000 personnes, suivi d’un retour à la maison où ses deux fils se disputaient les restes d’une boîte de Coco Pops, une scène qui lui a rappelé le contraste entre sa vie de star et son quotidien familial. Il a aussi évoqué sa relation avec Paul McCartney, qui l’appelle « Nolo », son attachement à Manchester City après sa victoire contre Manchester United le mois dernier, et révélé avoir un jour acheté une découpe en carton grandeur nature de Matthew McConaughey.
Cette apparition s’inscrit dans une série qui a accueilli, ces derniers temps, Jorja Smith et Role Model, et auparavant Dave, Billie Eilish, Central Cee, Andrew Garfield, Cher, Little Simz, Louis Theroux ou Jack Harlow. Sur le plan musical, Oasis doit entamer l’an prochain sa tournée Live ’27, dont les dates ont été élargies en raison d’une « demande phénoménale ». Elle comprendra six concerts à Knebworth et une résidence de onze soirs au Etihad Stadium de Manchester. Noel Gallagher a promis des shows « bien meilleurs » que ceux de 2025, tandis que son frère Liam a déclaré ne pas voir de nouvelle tournée sans nouvelle musique, précisant que Live ’27 « n’est pas une tournée d’adieu, mais pourrait tout de même être la dernière ».
Le documentaire « Don’t Look Back In Anger », sorti en salles le 9 septembre et désormais disponible sur Disney+, revient également sur cette période. Réalisé par Will Southern et Dylan Lovelace, il a été salué par NME, qui lui a attribué quatre étoiles et demie. Le scénariste et créateur de Peaky Blinders, Steven Knight, a expliqué avoir voulu répondre à une question précise : pourquoi, après seize ans sans promotion ni marketing, cette musique est-elle plus populaire que jamais ? Les réalisateurs ont choisi une mise en scène spectaculaire pour plonger le spectateur au cœur de la foule. Le film ne montre cependant pas comment Noel et Liam se sont réconciliés après leur longue brouille, un choix que les cinéastes ont expliqué.