Patrick Stewart n’a pas beaucoup prêté sa voix aux personnages d’animation de Disney. Il a pourtant doublé un personnage au ton sévère dans une suite qui détient un record de retard, puisqu’elle a vu le jour bien après le film dont elle prolonge l’histoire.
Il s’agit de « Bambi 2 : Le Grand Prince de la forêt », où l’acteur britannique incarne une figure d’autorité au caractère strict. Cette participation illustre une facette moins connue de sa carrière, longtemps associée à des rôles dramatiques et à des interprétations au ton grave, qu’il s’agisse du théâtre shakespearien ou des grandes productions de science-fiction.
Sa présence au casting est d’autant plus remarquée que l’acteur est associé, dans l’esprit du public, à une autre forme d’humour. Plusieurs hommages récents rappellent en effet qu’il a mené une longue carrière dans des registres variés. Ainsi, une série d’animation pour adultes lui a permis, pendant plus de vingt ans, d’incarner un personnage résolument excentrique, auquel il a donné une dimension ouvertement ridicule.
L’acteur est par ailleurs salué pour son engagement envers les collaborateurs des projets auxquels il participe. Le réalisateur Jeremy Saulnier a ainsi raconté qu’à l’époque du film « Green Room », sorti en 2015, le tournage était « proche de l’arrêt », avant que Patrick Stewart ne rejoigne l’équipe et ne contribue à sauver le projet. Saulnier a salué sa générosité lors d’une projection anniversaire de dix ans du film à Los Angeles, quelques jours seulement après la mort de l’acteur.
Plusieurs témoignages publics ont accompagné sa disparition. La émission de télévision américaine « Saturday Night Live » lui a rendu hommage lors d’un épisode en diffusant un extrait d’archive de 1994, où il présentait le groupe invité Salt-N-Pepa. Cet hommage souligne la place qu’il occupait dans le paysage culturel, bien au-delà du seul domaine de l’animation.