Melania Trump a reçu jeudi à la Maison Blanche des représentants russes et ukrainiens, un échange présenté comme une étape vers un cessez-le-feu durable en Ukraine. Lors d'un point presse, l'épouse du président américain a plaidé pour une paix « durable » et a mis en avant le cessez-le-feu conclu à Olechky, une localité occupée dont elle assure la supervision. Elle a souligné que ce cessez-le-feu avait été instauré sous sa surveillance, un élément qu'elle a présenté comme un signe que des mécanismes de désescalade peuvent fonctionner.
Du côté ukrainien, le négociateur David Arakhamia affirme entrevoir des mécanismes permettant de préserver la paix. Des discussions trilatérales réunissant l'Ukraine, la Russie et les États-Unis sont prévues à Abu Dhabi la semaine prochaine, un calendrier qui laisse entendre que les contacts diplomatiques vont se poursuivre au-delà de la rencontre de Washington. En revanche, le contenu précis des échanges menés à la Maison Blanche n'a pas, pour l'heure, été rendu public, ce qui limite pour l'instant l'évaluation des avancées réelles.
Volodymyr Zelensky dit espérer que les résultats des élections de mi-mandat remportées par les démocrates se traduisent par un soutien accru de Washington à Kiev. Selon lui, une aide votée par le Congrès pourrait faire pression sur Moscou pour l'amener à la négociation. Il estime par ailleurs que Vladimir Poutine pourrait reconsidérer la poursuite des combats si l'aide américaine augmente. Le président ukrainien décrit toutefois ses relations avec Donald Trump comme tendues, ce qui pèse sur la perspective d'un soutien américain renforcé.
Ce climat diplomatique intervient alors que la Pologne a procédé à l'arrestation de six personnes soupçonnées d'espionnage au profit des services de renseignement russes. Parmi les suspects figurent cinq Polonais âgés de 25 à 52 ans et une Russe. Quatre d'entre eux ont été mis en examen pour espionnage et placés en détention pendant trois mois dans l'attente de leur procès. Selon les informations disponibles, le réseau aurait fourni à la Russie des composants à usage militaire, un élément qui place cette affaire au cœur des tensions entre Varsovie et Moscou.
Les tensions touchent également le domaine numérique. Des réfrigérateurs connectés de supermarchés ont été visés par des cyberattaques dans plusieurs pays européens, dont la Belgique, l'Estonie, la Finlande, le Luxembourg et la Suède. Les groupes prorusses NoName057(16) et Z-Pentest auraient revendiqué ces attaques. Le Kremlin dément toute implication et qualifie ces accusations d'« absurdes ». Ces incidents, qui ciblent des équipements du quotidien dans plusieurs États membres de l'Union européenne, illustrent la diversité des fronts sur lesquels se déploie la confrontation entre la Russie et ses adversaires occidentaux.