De tous ces mails envoyés.
Des demandes restées sans réponse.
Des portes auxquelles j’ai essayé de frapper.
Et je dois vous avouer quelque chose : je trouve ça dommage.
Dommage que lorsqu’un jeune essaie de faire quelque chose, on ne prenne pas toujours le temps de lui tendre la main.
Peut-être que certaines personnes se disent que mon concours de Miss Ronde n’est pas assez important.
Pas assez prestigieux.
Pas assez valorisant.
Mais derrière ce concours, il n’y a pas simplement une couronne.
Il y a une femme.
Une femme qui, un jour, a décidé de dire :
« Je suis là. »
Une femme qui a osé se montrer.
Une femme qui a accepté de regarder ses complexes en face.
Une femme qui veut aujourd’hui utiliser cette place pour porter quelque chose de plus grand qu’elle.
C’est dommage que certaines personnes n’aient pas pris le temps de regarder mon dossier de partenariat.
Parce que dans ce dossier, elles auraient peut-être découvert autre chose.
Elles auraient découvert une femme qui veut représenter toutes les femmes, peu importe leur morphologie, leur parcours, leur histoire ou leurs différences.
Et surtout, une femme qui aimerait créer.
J’aimerais pouvoir mettre en place un atelier autour de la femme.
Pourquoi ?
Parce que je pense qu’il est important qu’une femme sache qu’elle a le droit d’exister pleinement, peu importe son corps, peu importe d’où elle vient, peu importe ce qu’elle a vécu.
Elle a déjà mené des combats.
Elle avance avec ses cicatrices.
Alors pourquoi devrait-elle avoir honte de les montrer ?
Elle a le droit de briller avec ses cicatrices.
Et je pense aussi à nos jeunes.
Nos jeunes filles.
Nos jeunes garçons.
Des jeunes qui grandissent avec les réseaux sociaux, les comparaisons, les complexes, le regard des autres…
Des jeunes qui peuvent parfois finir par croire qu’ils ne sont pas assez beaux, pas assez intéressants, pas assez bien.
J’aurais aimé créer un espace où ils pourraient simplement parler.
Échanger.
Partager leurs expériences.
Rencontrer des professionnels.
Poser leurs questions sans avoir peur d’être jugés.
Un endroit où ils pourraient comprendre une chose essentielle :
ils sont déjà bien tels qu’ils sont.
C’est un projet que j’aurais aimé commencer à mettre en place.
Mais pour l’instant…
personne ne m’a vraiment ouvert la porte.
Alors ce n’est pas grave.
Je créerai ma propre porte.
Parce que c’est aussi ça, être la femme que ma maman a mise au monde.
Apprendre à avancer.
Apprendre à ne pas attendre éternellement qu’on nous donne une place.
Et parfois…
la créer soi-même.
Je suis une Miss, certes.
Mais je ne veux pas être seulement une Miss.
Je veux pouvoir donner une voix.
Je veux danser avec mes cicatrices.
Et surtout, j’aimerais que beaucoup d’autres puissent danser avec les leurs.
Qu’elles arrêtent de se cacher.
Qu’ils arrêtent de se cacher.
Qu’ils puissent enfin relever la tête et se dire :
« Moi aussi, j’ai le droit de briller. »
Et puis, dans cette aventure, je découvre aussi autre chose.
Ma Martinique.
Ses histoires.
Ses lieux.
Son patrimoine.
Dernièrement, j’ai découvert un endroit dont j’ignorais même l’existence.
L’Habitation Duferret.
Saviez-vous qu’il existe, en Martinique, à Trinité, une habitation appelée l’Habitation Duferret ?
Et saviez-vous qu’elle fait partie des plus petites habitations de l’île ?
Je ne vais pas tout vous raconter aujourd’hui…
Si vous voulez découvrir ce lieu avec moi, revenez pour la prochaine chronique.