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La justice valide le parcours de la manifestation du 5 novembre entre République et Nation

Le tribunal administratif de Paris a confirmé le parcours alternatif proposé par la préfecture de police pour la manifestation intersyndicale du jeudi 5 novembre, qui reliera la place de la République à la place de la Nation.

Cet article a été produit avec l’aide de l’IA sous la responsabilité éditoriale de Haydamax OÜ.

Le tribunal administratif de Paris a validé, mercredi, le parcours alternatif proposé par la préfecture de police pour la manifestation nationale du jeudi 5 novembre. Le cortège devra relier la place de la République à la place de la Nation, et non l’itinéraire initialement demandé par les syndicats, qui menait de la Bastille à la Concorde en passant à proximité de l’Assemblée nationale. La décision met fin, au moins provisoirement, à la contestation juridique engagée par les organisations syndicales parisiennes.

La préfecture de police avait interdit le parcours initial en invoquant le climat social tendu. Elle s’appuyait notamment sur les violences urbaines survenues à Paris le 17 octobre, qui ont marqué les esprits et nourri la crainte de nouveaux débordements. Les syndicats avaient saisi la justice pour faire annuler cette interdiction. Le juge administratif a rejeté leur demande, estimant que l’itinéraire de substitution n’était ni disproportionné ni manifestement illégal. Il a ainsi considéré que la mesure de police n’portait pas une atteinte excessive au droit de manifester.

Face à cette décision, la CGT Île-de-France a indiqué qu’elle appellerait ses adhérents à rejoindre le parcours imposé. Il reste toutefois incertain que l’ensemble des syndicats parisiens s’y conforme pleinement. L’ampleur des perturbations et l’éventualité d’affrontements demeurent, à ce stade, inconnues.

Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, qualifie la journée de jeudi de « sensible ». Il a demandé aux préfets la mise en place de dispositifs de sécurité solides et réactifs, capables d’intervenir rapidement en cas de tension. Environ 70 000 policiers et gendarmes doivent être mobilisés à l’échelle nationale, un dispositif comparable à celui déployé lors des mobilisations des 24 et 31 octobre. Le ministre a promis une fermeté extrême face à tout dérapage, sans toutefois détailler davantage les modalités de cette réponse.

Cette journée s’inscrit dans un appel à la grève nationale lancé par les principales organisations syndicales, dont les revendications portent sur les salaires et l’emploi. La CGT recense environ 1 512 appels à la grève et plus de 250 rassemblements à travers le pays, ce qui témoigne d’une mobilisation dépassant largement la capitale. Des organisations étudiantes et lycéennes ont également rejoint le mouvement, élargissant le cercle des participants potentiels.

À Toulouse, les syndicats maintiennent leur appel malgré l’interdiction d’un parcours dans le centre-ville, ce qui illustre la diversité des situations locales. Les autorités devront ainsi gérer simultanément plusieurs cortèges, dans des villes où les conditions d’ordre public et les itinéraires autorisés diffèrent. La décision du tribunal administratif parisien pourrait ainsi peser sur la manière dont les cortèges seront encadrés dans les prochaines heures.