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« Et si, cette fois, je prenais ma place ? »

En 2021, j’ai perdu deux de mes piliers et une partie de moi avec eux. Quelques années plus tard, après avoir traversé les épreuves, les doutes et les difficultés professionnelles, j’ai décidé de faire quelque chose pour moi : prendre ma place et oser me lancer dans l’aventure Miss Ronde FIFRG 2026.

Cet article a été produit avec l’aide de l’IA sous la responsabilité éditoriale de Haydamax OÜ.

Il y a quelques années, plus précisément en 2021, mon monde s’est effondré.
J’ai perdu mes deux piliers. En quelques mots, je me suis retrouvée avec cette sensation de vide immense, cette impression d’être seule, même lorsque j’étais entourée.
Mais ma mère m’avait élevée pour être forte. Pour avancer. Pour ne pas forcément montrer quand ça fait mal.
Alors je n’ai pas eu le temps de tomber.
Parce que j’étais moi-même le pilier de mes enfants.
Je me suis relevée. J’ai avancé. J’ai essayé de réapprendre à vivre malgré mes peurs.
Quand on a encore ses piliers, on possède cette petite certitude : quoi qu’il arrive, ils seront là. Mais lorsqu’on se retrouve à devoir avancer sans eux, c’est là qu’on comprend réellement ce qu’est la peur de sauter sans parachute.
Alors j’ai continué.
J’ai cherché du travail et j’ai découvert une autre difficulté : celle de devoir faire ses preuves dans un monde professionnel où être une femme peut parfois devenir un obstacle.
Je suis diplômée en électrotechnique. J’ai toujours aimé les métiers que l’on considère encore trop souvent comme des « métiers d’hommes ».
Une petite anecdote me revient d’ailleurs.
À un moment, j’avais trouvé un emploi où je devais, à l’origine, faire des livraisons de pizzas. J’avais été embauchée… mais je n’ai finalement jamais livré une seule pizza. On m’a mise à faire les pizzas.
Quand j’ai demandé pourquoi au chef, sa réponse m’a surprise : il m’a expliqué qu’il ne pouvait pas mettre sur l’annonce qu’il recherchait un homme, parce que ce serait de la discrimination.
Je me suis dit : bon… d’accord. 😂
Finalement, j’ai réussi à trouver ma voie dans mon domaine : technicienne en fibre optique.
J’ai dû faire mes preuves. Mais j’ai appris. Et, avec le temps, j’ai découvert que j’étais peut-être même plutôt douée dans ce métier.
Puis une nouvelle épreuve est arrivée.
Les difficultés économiques de certaines entreprises, les grands groupes qui ne paient pas toujours leurs prestataires dans les délais… et les conséquences derrière : des entreprises qui ferment, des emplois qui disparaissent, des salariés qui se retrouvent sans ressources.
C’est ce qui m’est arrivé.
J’ai connu plusieurs mois sans salaire.
Une période difficile où j’ai dû ravaler ma fierté, pousser la porte d’une assistante sociale et demander de l’aide.
Et malgré tout ça, j’ai continué à chercher du travail.
Mais une autre réalité était toujours là : être une femme ronde peut aussi vouloir dire devoir affronter le regard des autres.
Pendant longtemps, j’ai eu l’impression de devoir pousser ma fille à vivre mes rêves à ma place.
Comme si, moi, je n’avais pas vraiment le droit de prendre ma place.
Puis 2026 est arrivée.
Et cette année-là, j’ai ressenti quelque chose de différent.
J’avais envie de changement.
Pas seulement de survivre.
Pas seulement de travailler, de m’occuper de mes enfants et de gérer les difficultés.
J’avais envie de faire quelque chose pour moi.
J’avais envie de pouvoir dire au monde :
« Je suis là. »
Et puis un jour, je suis tombée sur la page Facebook du Comité Miss Ronde Martinique.
J’ai vu l’annonce.
Et évidemment… j’ai encore hésité. 😂
J’y vais ? J’y vais pas ? Je me lance ? Mais si… Et si… Et si…
J’ai réfléchi.
Encore.
Et puis, pour une fois, j’ai décidé de ne pas laisser mes peurs décider à ma place.
J’ai pris ma place.
Je me suis inscrite.
J’ai envoyé plusieurs séries de photos.
Et à cet instant précis, je ne savais pas encore jusqu’où cette décision allait m’emmener.
Mais une chose était certaine :
pour une fois, je n’étais pas en train de pousser quelqu’un d’autre à vivre mon rêve.
J’étais en train de vivre le mien.
Parfois, il faut prendre du recul pour mieux avancer.