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Primaire à gauche : Raphaël Glucksmann répond à Ségolène Royal après avoir été traité de « stagiaire »

Raphaël Glucksmann a répliqué à Ségolène Royal qui avait estimé qu'il serait un « stagiaire à la tête d'une entreprise ». Il lui reproche d'avoir « quémandé des postes pendant 45 ans ». La commission d'organisation de la primaire socialiste a rappelé Ségolène Royal à l'ordre.

Cet article a été produit avec l’aide de l’IA sous la responsabilité éditoriale de Haydamax OÜ.

Raphaël Glucksmann a répondu vivement à Ségolène Royal, qui avait déclaré qu'élire le fondateur de Place publique à la présidence de la République reviendrait à placer « un stagiaire à la tête d'une entreprise ». Lundi 21 septembre, le député européen a estimé que sa concurrente à la primaire de gauche avait, elle, « quémandé des postes pendant 45 ans ».

« Moi je n'ai pas quémandé des postes depuis 45 ans », a-t-il lancé, en marge des « Rencontres de la Gauche » qui se tenaient à Bram, dans l'Aude, le 19 septembre. Il a également jugé que Ségolène Royal était « dans une forme de tour de piste » et qu'elle « ne gagnera absolument pas cette primaire ».

La veille, l'ancienne candidate à l'élection présidentielle de 2007 avait comparé l'accession de Raphaël Glucksmann à l'Élysée à la nomination d'un stagiaire à la direction d'une entreprise. Une pique qui a rapidement provoqué une réaction de la commission d'organisation de la primaire socialiste, laquelle a rappelé Ségolène Royal à l'ordre.

Cette passe d'armes intervient alors que la campagne pour la présidentielle de 2027 s'intensifie à gauche. La primaire socialiste, qui doit désigner un candidat commun, voit se multiplier les tensions entre les différentes figures du parti et de ses alliés. Raphaël Glucksmann, qui a fondé le mouvement Place publique, est perçu comme l'un des favoris de ce scrutin interne.

De son côté, Ségolène Royal, ancienne ministre et ex-candidate à la présidentielle, cherche à peser dans le débat. Sa sortie sur le « stagiaire » visait à disqualifier l'expérience de son adversaire, mais elle a été perçue comme une attaque personnelle par l'entourage de Glucksmann. La commission d'organisation a rappelé que les règles de la primaire imposent un certain respect entre les candidats.

Pour l'instant, aucun des deux camps n'a annoncé de nouvelles actions. La primaire doit se tenir dans les mois à venir, et les échanges pourraient encore s'envenimer. Les observateurs notent que ces joutes verbales traduisent les difficultés de la gauche à s'unir autour d'une candidature unique pour 2027.

Raphaël Glucksmann a profité de son déplacement à Bram pour réaffirmer ses ambitions. Il a appelé à une gauche « crédible » et « rassemblée », sans toutefois commenter directement les propos de Ségolène Royal. Cette dernière n'a pas encore réagi à la réponse de son concurrent.