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Colombie : quatorze morts dans l'effondrement d'une mine d'or illégale

Un éboulement survenu dans une exploitation aurifère illégale du département de Nariño, dans le sud-ouest de la Colombie, a fait quatorze morts et sept blessés. Les secours peinent à accéder à une zone contrôlée par des groupes criminels.

Cet article a été produit avec l’aide de l’IA sous la responsabilité éditoriale de Haydamax OÜ.

Quatorze personnes ont été tuées et sept autres blessées dans l'effondrement d'une mine d'or illégale dans le département de Nariño, dans le sud-ouest de la Colombie. Le drame s'est produit alors que des creuseurs travaillaient sur le site, et les opérations de recherche ont depuis été arrêtées, selon les autorités locales.

Les secours ont rencontré de grandes difficultés pour atteindre la zone de l'accident. Celle-ci se trouve sous le contrôle de groupes criminels qui tirent une partie de leurs revenus de l'extraction illégale d'or. Cette configuration complique l'intervention des équipes de secours et le déploiement des moyens d'enquête sur place.

Le bilan humain s'est alourdi au fil des heures. Les premiers éléments faisaient état de neuf morts, avant que le décompte ne soit porté à quatorze victimes. Sept personnes ont également été blessées dans l'éboulement. Les opérations de recherche ont finalement cessé sur le site, laissant craindre que le bilan ne soit définitif.

L'exploitation aurifère illégale est un phénomène ancien et massif en Colombie. Elle se concentre dans plusieurs régions du pays, notamment dans le sud-ouest, où les groupes armés et les réseaux criminels ont pris le contrôle de nombreux sites. L'or extrait illégalement alimente des filières de blanchiment et de financement de ces organisations.

Les accidents mortels sont fréquents dans ces mines artisanales, où les conditions de travail sont dangereuses et où aucune norme de sécurité n'est appliquée. Les puits y sont souvent creusés sans étaiement, et les travailleurs opèrent sans protection. Les effondrements de galeries constituent l'un des risques les plus meurtriers pour les creuseurs.

Ce drame intervient dans un contexte où les autorités colombiennes tentent de reprendre le contrôle de ces territoires. La lutte contre l'extraction illégale d'or figure parmi les priorités affichées du gouvernement, qui y voit une source de financement pour les groupes armés. Mais l'ampleur du phénomène et l'enclavement de certaines zones rendent l'action publique difficile.

Le département de Nariño, frontalier de l'Équateur et riverain du Pacifique, est particulièrement concerné. Il cumule une forte présence de groupes criminels, une économie informelle et des infrastructures limitées. Les populations locales y dépendent souvent de l'exploitation minière pour subsister, en marge de toute régulation.

Les autorités n'ont pas encore communiqué de chiffres définitifs sur d'éventuelles personnes disparues. Les familles des victimes attendent des informations sur l'identification des corps et sur les circonstances exactes de l'effondrement. Une enquête devra déterminer les responsabilités dans cette exploitation non déclarée.

Ce nouvel accident rappelle la dangerosité des mines illégales colombiennes, où les drames se succèdent sans que les conditions de travail ne s'améliorent. Il illustre aussi l'emprise des groupes criminels sur des activités économiques entières, dans des régions où l'État reste largement absent.