En revoyant la saga Bourne avec Matt Damon dans le rôle titre, un internaute a été frappé par le rôle essentiel joué par les méchants dans la trilogie originale. Dans un message publié sur le forum Reddit consacré au cinéma, il affirme que ce sont les antagonistes, autant que l'action, qui font la force de ces films.
Pour lui, The Bourne Identity réunit tous les ingrédients d'un grand thriller : le mystère entourant le passé de Jason Bourne, une action intelligente et le sang-froid calculé du héros face à la pression. Il souligne toutefois que Chris Cooper et Brian Cox élèvent le film à un autre niveau, en incarnant des responsables corrompus de la CIA. Leur jeu, selon lui, donne au récit une profondeur que l'action seule ne pourrait offrir.
Dans The Bourne Supremacy, le spectateur juge que le mystère s'estompe un peu, mais que le jeu du chat et de la souris entre Pamela Landy et Brian Cox reste particulièrement réussi. Il apprécie la manière dont la vérité se dévoile progressivement, un suspense qu'il trouve aussi divertissant que les scènes d'action. Le personnage de Pamela Landy, qu'il qualifie d'exceptionnel, occupe d'ailleurs une place importante dans la série.
Le message revient aussi sur The Bourne Ultimatum, que l'internaute considère comme le moins réussi de la trilogie, en raison d'un recours plus marqué à l'action. Il salue néanmoins la présence de Pamela Landy et la prestation de David Strathairn, qu'il décrit comme taillé pour incarner ce responsable de la CIA aux manières douteuses.
Concernant Jason Bourne, sorti en 2016, il estime que le film se révèle étonnamment bon à la revision, avec son action, son suspense, sa musique et ses ressorts de poursuite. Mais il regrette deux éléments : le mystère entourant Bourne et, surtout, l'absence de méchants marquants. Pour lui, la force des antagonistes d'origine ne tenait pas à leur capacité à défier physiquement le héros, mais à leur manière de parler, de manipuler, de comploter et de tenter de toujours garder une longueur d'avance. Leurs dialogues et leurs échanges constituent, selon lui, la moitié du plaisir.
Il reconnaît que Tommy Lee Jones est un grand acteur, mais estime que son personnage ne parvient pas à égaler Conklin, Abbott ou Vosen. Il s'interroge aussi sur l'âge de l'acteur, qui pourrait expliquer ce décalage, en comparaison avec sa performance dans Under Siege. Le message conclut sur une conviction : ces méchants méritent davantage de reconnaissance pour avoir rendu la trilogie originale si réussie.