Le secrétaire d'État américain Marco Rubio s'est exprimé depuis la colline de la Pnyx, à Athènes, avec l'Acropole et le Parthénon en arrière-plan, à l'occasion d'une visite officielle qui consacre le rapprochement entre Washington et Athènes. Cette prise de parole, chargée de symboles, intervient alors que les deux pays affichent une coopération énergétique présentée comme sans précédent.
Selon plusieurs médias, cette visite s'inscrit dans un contexte de renforcement des liens stratégiques entre la Grèce et les États-Unis, notamment dans les domaines de l'énergie et de la défense. Athènes, qui cherche à consolider son rôle de hub énergétique en Méditerranée orientale, voit dans ce partenariat un levier pour diversifier ses approvisionnements et attirer les investissements américains.
Mais cette dynamique suscite une contestation croissante dans le pays. Une partie de l'opinion et des formations politiques dénoncent un alignement sans condition sur les États-Unis, jugé contraire aux intérêts grecs et à la souveraineté nationale. Les critiques portent particulièrement sur les accords énergétiques et militaires, perçus comme des concessions excessives au profit de Washington.
Le débat intervient dans un climat régional tendu, marqué par la poursuite de la guerre en Ukraine, qui continue de peser sur la sécurité européenne et les marchés de l'énergie. La Grèce, située à la charnière des Balkans et de la Méditerranée orientale, se trouve au cœur des recompositions stratégiques en cours.
La visite de Marco Rubio a également été marquée par l'annonce de la mort de Maricarmen Abascal, une figure politique espagnole, selon les informations relayées par la presse internationale. Ce décès a été mentionné dans les points d'actualité de la nuit, sans que les circonstances exactes aient été détaillées.
Pour Athènes, l'enjeu est double : tirer profit d'un partenariat économique et sécuritaire avec les États-Unis tout en gérant une opinion publique de plus en plus sensible aux questions de souveraineté. Les prochaines étapes de cette coopération, notamment dans le domaine énergétique, devraient continuer d'alimenter le débat politique grec dans les semaines à venir.