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Sénatoriales 2026 : le RN et l'UDR obtiennent un groupe, Gérard Larcher appelle à un Sénat du « débat apaisé »

Au lendemain du scrutin sénatorial du 27 septembre 2026, le Rassemblement national et l'UDR annoncent la création de leur premier groupe au Sénat, tandis que le président sortant de la chambre haute, Gérard Larcher, plaide pour une assemblée de la « raison » et de la « réflexion ».

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Élections sénatoriales 2026 : ce qu'il faut savoir avant le 27 septembre
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Le Rassemblement national et son allié de l'UDR vont disposer pour la première fois d'un groupe au Sénat. Au lendemain du scrutin du 27 septembre 2026, Jordan Bardella s'est félicité de cette avancée, tandis que Marine Le Pen a salué une étape inédite pour son parti à la chambre haute. La création de ce groupe parlementaire change la configuration d'une assemblée dominée depuis des années par la droite et le centre.

Le président sortant du Sénat, Gérard Larcher, a réagi en souhaitant que la chambre haute demeure « l'assemblée du débat apaisé, de la raison et de la réflexion ». Le sénateur LR a également exprimé le vœu de « permettre à chaque groupe d'exercer pleinement ses droits » au sein de l'institution. Cette déclaration intervient alors que la composition politique du Sénat se trouve modifiée par l'arrivée d'un groupe d'extrême droite, une première dans l'histoire de la chambre.

Les élections sénatoriales françaises se déroulent au suffrage indirect. Les grands électeurs, principalement des délégués des conseils municipaux, départementaux et régionaux ainsi que des députés et sénateurs sortants, sont appelés à renouveler une partie de la chambre haute. Le scrutin du 27 septembre 2026 s'inscrit dans ce calendrier institutionnel et a mobilisé les élus locaux à travers le pays.

La création d'un groupe RN et UDR au Sénat constitue un changement notable pour une assemblée qui a longtemps fonctionné selon un équilibre entre la droite, le centre et la gauche. Un groupe parlementaire dispose de droits spécifiques : temps de parole, moyens matériels, possibilité de saisir certaines procédures et de siéger dans les instances de l'institution. L'obtention d'un groupe permet donc au RN et à l'UDR de peser davantage dans les débats et les travaux législatifs.

Gérard Larcher, figure de la droite sénatoriale, occupe la présidence de la chambre haute depuis 2014. Sa réélection à la tête du Sénat dépendra des équilibres issus du scrutin et des alliances qui se noueront dans les jours à venir. En appelant à un Sénat du « débat apaisé », il entend préserver le rôle de la chambre haute comme lieu de réflexion et de stabilité institutionnelle, à distance des tensions partisanes de l'Assemblée nationale.

Le scrutin sénatorial de 2026 intervient dans un contexte politique national marqué par une fragmentation accrue. L'arrivée d'un groupe d'extrême droite au Sénat pourrait modifier les rapports de force lors de l'examen des textes de loi et lors des nominations aux postes clés de l'institution. Les prochaines semaines seront déterminantes pour la constitution des groupes, la répartition des commissions et l'élection du président de la chambre haute.

Les résultats définitifs du scrutin du 27 septembre 2026 doivent encore préciser le nombre exact de sièges remportés par chaque formation. La création du groupe RN et UDR, annoncée par Jordan Bardella et saluée par Marine Le Pen, constitue en tout état de cause un moment symbolique pour le parti, qui n'avait jusqu'ici jamais disposé d'un groupe au Sénat. La chambre haute, souvent présentée comme un contre-pouvoir modérateur, devra désormais composer avec une nouvelle donne politique.