Alors que l'Arkema Première Ligue, le championnat de France féminin de football, reprend ce vendredi 4 septembre, la pratique amateur du football féminin continue de gagner du terrain. En 2025, la Fédération française de football (FFF) a enregistré un record de 250 000 joueuses, dirigeantes, éducatrices et femmes arbitres licenciées. Ce chiffre marque une progression constante de la discipline, qui ne se limite plus aux seuls clubs professionnels.
Fort de ces résultats, l'institution sportive affiche une ambition claire : doubler le nombre d'inscriptions féminines d'ici deux ans. Pour atteindre cet objectif, la FFF mise notamment sur la visibilité des équipes féminines dès le plus jeune âge. L'idée est de familiariser les jeunes filles avec la pratique du football et de lever les freins qui peuvent encore exister à l'entrée dans les clubs.
Dans cette optique, la Vinci Mixed Cup joue un rôle particulier. Depuis dix ans, ce tournoi international réunit chaque année sur le terrain des jeunes joueuses et des jeunes joueurs. En proposant une compétition mixte, il permet aux filles de s'exprimer dans un cadre convivial et compétitif, aux côtés des garçons. Cette formule contribue à normaliser la présence des femmes sur les terrains et à susciter des vocations.
La progression du football féminin amateur s'inscrit dans un mouvement plus large de développement de la discipline en France. Les succès de l'équipe de France et la médiatisation croissante des championnats féminins attirent un public nouveau et encouragent les jeunes générations à s'inscrire dans les clubs. Les clubs amateurs constatent eux aussi cet engouement, avec des effectifs féminins en hausse dans de nombreuses régions.
La FFF entend capitaliser sur cette dynamique pour structurer la filière féminine de l'école de football jusqu'aux équipes seniors. La formation des éducatrices et l'accès des femmes aux fonctions d'arbitrage ou de direction font également partie des priorités affichées par la fédération pour accompagner cette croissance.