Wireva

La platine PP-2 lit les disques vinyles à l’envers, sans réglage manuel

Le studio parisien Waiting for Ideas présente la PP-2, une platine en aluminium qui lit le disque par-dessous grâce à une lecture optique, au prix de 8 900 euros en précommande.

Le studio parisien Waiting for Ideas présente la PP-2, une platine vinyle qui pose le disque à l’envers et le lit par-dessous. Le principe supprime deux gestes familiers des mélomanes : le réglage du bras de lecture et la pose de l’aiguille. Conçue par le designer Jean-Baptiste Anotin, elle succède à la PP-1, présentée en mars 2025, dont elle reprend l’esprit épuré tout en modifiant en profondeur le mécanisme de lecture.

La lecture repose sur la technologie optique Miniot. Une cellule optique remplace le capteur habituel, mais la pointe de lecture suit toujours physiquement le sillon. Selon le fabricant, l’ensemble de capture serait moins lourd, ce qui améliorerait le suivi du sillon. Cet argument n’a pas été vérifié de manière indépendante à ce stade, et la question de la précision réelle de la lecture reste donc ouverte.

Le châssis est usiné en aluminium par commande numérique puis anodisé. L’appareil mesure environ 35 centimètres de côté pour moins de 7,5 centimètres de hauteur, un format compact qui laisse peu de place à l’encombrement sur une étagère. Il est équipé d’un moteur à flux axial à entraînement direct, dont la vitesse est contrôlée optiquement. La PP-2 accepte les disques de 33 et 45 tours par minute, soit les deux formats les plus répandus du vinyle.

Côté connectique, la platine intègre un préamplificateur et dispose de sorties RCA et jack 3,5 mm, ainsi que d’une alimentation en USB-C. Ces branchements permettent de la relier directement à une chaîne hi-fi classique ou à des enceintes actives. Elle est proposée au prix de 8 900 euros, uniquement en précommande, ce qui la place dans le segment des platines haut de gamme.

Le calendrier de livraison est long. L’assemblage et l’expédition peuvent prendre jusqu’à huit semaines après la commande. Hors Union européenne, des droits de douane et des taxes s’ajoutent au prix affiché, un point à prendre en compte pour les acheteurs situés hors de la zone. Les conditions de maintenance et de support à long terme ne sont pas encore précisées par le fabricant. Cette incertitude pèse sur un produit de ce niveau de prix, dont la pérennité dépendra aussi de la disponibilité des pièces optiques propriétaires.

Dans un registre plus expérimental, le projet open source CardboardXR, développé par le programmeur brenpoly et hébergé sur GitHub, transforme un smartphone en casque de réalité virtuelle et augmentée. Basé sur Unity et sur le kit de développement Google Cardboard, dont Google a publié le code source, il ajoute le suivi six degrés de liberté, le mode transparence, le suivi des mains et la reconnaissance de gestes. Il nécessite des téléphones haut de gamme, comme le Pixel 9 Pro ou l’iPhone 15 Pro. Un modèle de casque imprimable en 3D, à optiques réglables, est partagé sur la plateforme Makerworld, ce qui permet à chacun de le fabriquer à partir de ses propres moyens.

Same event, other desks

Story file →