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Le maire de Paris propose de donner les noms de Zyed et Bouna à la place de la Nation

Emmanuel Grégoire, maire de Paris, soutenu par trois autres élus, demande que les noms de Zyed Benna et Bouna Traoré figurent place de la Nation, en mémoire des deux adolescents morts électrocutés à Clichy-sous-Bois en 2005.

Cet article a été produit avec l’aide de l’IA sous la responsabilité éditoriale de Haydamax OÜ.

Le maire de Paris, Emmanuel Grégoire, propose que les noms de Zyed Benna et Bouna Traoré soient inscrits place de la Nation. Il est soutenu dans cette démarche par trois autres élus. Pour lui, ces deux adolescents doivent être reconnus comme des « enfants de la République ».

Zyed Benna et Bouna Traoré sont morts en 2005 à Clichy-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis. Ils avaient cherché refuge dans un transformateur électrique d'EDF pour échapper à la police. Tous deux ont été électrocutés. Leur mort a provoqué une vague de colère dans les quartiers populaires et a été à l'origine d'émeutes qui ont duré plusieurs semaines dans une grande partie du pays. Le drame a profondément marqué la mémoire collective et reste associé, pour beaucoup, aux tensions entre jeunes des banlieues et forces de l'ordre.

La proposition intervient dans un contexte de débat sur les violences policières, notamment à l'encontre de lycéens. Elle vise, selon ses auteurs, à faire connaître une histoire qui a marqué la vie politique et sociale française. Le projet répond aussi à une volonté de garder vivante la mémoire de ces deux jeunes gens auprès d'un large public, y compris auprès de ceux qui n'ont pas connu ces événements. En inscrivant leurs noms dans l'espace public parisien, les élus souhaitent que leur histoire reste visible au-delà des cercles qui l'ont vécue de près.

Plusieurs points restent à préciser. On ignore pour l'instant si le conseil de Paris adoptera cette proposition de dénomination. La forme et le calendrier d'une éventuelle commémoration place de la Nation ne sont pas connus. Il reste également incertain que les syndicats de police et certains responsables de l'institution accueillent favorablement cette initiative, qui pourrait susciter des débats sur la manière de rendre hommage à ces deux adolescents.

La mémoire de Zyed et Bouna est déjà entretenue localement. Des commémorations ont eu lieu à Clichy-sous-Bois, où des portraits géants des deux adolescents ont notamment été exposés en 2006, un an après leur mort. La demande du maire de Paris s'inscrit dans cette continuité, en élargissant ce souvenir du quartier où ils vivaient à la capitale. Elle rappelle aussi que l'histoire de ces deux jeunes continue de nourrir les discussions sur la place des quartiers populaires dans la République.