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Les drames familiaux dominent la sélection asiatique du Festival de Tokyo

Le programmateur Ishizaka Kenji a choisi pour cette édition du Festival international du film de Tokyo une sélection asiatique centrée sur les liens familiaux, qu'il relie à une actualité géopolitique instable.

Les relations familiales traversent les films asiatiques retenus par le programmateur du Festival international du film de Tokyo, Ishizaka Kenji, pour cette édition. Selon lui, la présence massive de ces récits intimes n'a pas de cause unique clairement identifiable, mais elle répond à un besoin partagé par les cinéastes de la région : réexaminer les plus petites cellules de la société au moment où le monde traverse une forte instabilité géopolitique.

Le programmateur explique que, malgré la difficulté à désigner un déclencheur précis à cette vague de drames familiaux, les réalisateurs semblent instinctivement tournés vers le cercle le plus proche, celui des parents, des enfants, des frères et sœurs et des héritages transmis entre générations. Cette tendance se lit dans une sélection qui privilégie les histoires de foyer plutôt que les grandes fresques historiques ou les récits de confrontation politique directe.

Cette orientation éditoriale donne au festival une couleur particulière, où le cinéma asiatique interroge le lien filial et la fragilité des équilibres domestiques. Pour les spectateurs, elle offre une lecture intime des tensions qui traversent les sociétés de la région, sans nécessairement les nommer frontalement.