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Médecins traitants : la Cour des comptes propose des remèdes à l'Assemblée nationale

Dans un rapport présenté le 30 septembre à l'Assemblée nationale, l'institution indépendante formule plusieurs recommandations pour soutenir l'activité des généralistes référents et améliorer l'accès aux soins.

Manque de médecins traitants : les remèdes de la Cour des comptes
Manque de médecins traitants : les remèdes de la Cour des comptes
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Cet article a été produit avec l’aide de l’IA sous la responsabilité éditoriale de Haydamax OÜ.

La Cour des comptes a présenté le 30 septembre un rapport devant l'Assemblée nationale consacré au manque de médecins traitants en France. L'institution indépendante y formule plusieurs recommandations destinées à soutenir l'activité des généralistes référents, alors que l'accès à un médecin traitant reste difficile pour une partie de la population.

Le dispositif du médecin traitant, créé il y a plus de vingt ans, ne bénéficie toujours pas à tous les patients. C'est le constat que dresse la Cour des comptes dans ce document, qui pointe les limites d'un système pensé pour orienter les patients dans le parcours de soins et garantir un suivi médical régulier. Malgré les réformes successives, une part importante des Français demeure sans médecin traitant déclaré, ce qui complique la prise en charge des pathologies chroniques et retarde les diagnostics.

Parmi les pistes évoquées, l'institution recommande de soutenir l'activité des généralistes référents, notamment en améliorant leurs conditions d'exercice et en valorisant leur rôle dans le système de santé. Le rapport suggère également des ajustements dans l'organisation du parcours de soins, afin de mieux répartir la charge entre les professionnels et de réduire les inégalités territoriales d'accès aux soins.

La question des 8 553 généralistes libéraux se trouve au cœur des réflexions. Ces médecins, qui exercent en secteur libéral, constituent une part essentielle de l'offre de soins de premier recours. Leur répartition sur le territoire reste très inégale, avec des zones urbaines mieux dotées que les zones rurales ou périurbaines. La Cour des comptes invite à réfléchir à des mécanismes incitatifs pour attirer et maintenir ces praticiens dans les territoires sous-dotés.

Le rapport a été présenté à l'Assemblée nationale, où les parlementaires doivent se saisir des recommandations pour éventuellement les traduire en propositions législatives. La question de l'accès aux soins est devenue un sujet politique majeur, régulièrement mis en avant par les associations de patients et les collectifs de médecins. Le vieillissement de la population et l'augmentation des maladies chroniques rendent d'autant plus urgente la recherche de solutions durables.

Au-delà du nombre de praticiens, la Cour des comptes s'intéresse à l'organisation même du dispositif. Le médecin traitant joue un rôle de coordinateur dans le parcours de soins, orientant le patient vers des spécialistes et assurant le suivi au long cours. Or, faute de médecins disponibles, de nombreux patients se tournent vers les urgences ou renoncent à des soins, ce qui engendre des coûts supplémentaires pour l'assurance maladie et une dégradation de la qualité de vie des personnes concernées.

Les recommandations de la Cour des comptes s'inscrivent dans un contexte de tension persistante sur les effectifs médicaux. La baisse de la démographie médicale, amorcée depuis plusieurs années, devrait se poursuivre encore une partie de la décennie, avant une éventuelle inversion de tendance liée à l'augmentation du numerus clausus. En attendant, les initiatives locales se multiplient pour attirer des médecins, comme dans certaines communes rurales qui misent sur des maisons de santé pluriprofessionnelles ou des avantages d'installation.

Le rapport de la Cour des comptes devrait alimenter les débats parlementaires dans les prochains mois. Les syndicats de médecins, les associations d'usagers et les élus locaux attendent des mesures concrètes pour garantir à chacun l'accès à un médecin traitant. La balle est désormais dans le camp des pouvoirs publics, qui devront arbitrer entre incitations financières, réorganisation territoriale et évolution des compétences professionnelles.

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