La Cour de cassation a validé le licenciement d'un directeur qui entretenait simultanément une relation de couple avec deux de ses salariées. La décision a été rendue mardi 20 octobre, mettant un terme au recours engagé par le cadre devant la justice après son éviction.
Selon les informations rapportées par Capital, le directeur avait été licencié pour avoir entretenu cette double relation avec deux collaboratrices. Aucune des deux employées n'était informée de l'existence de la seconde liaison. Le cadre a contesté son éviction devant les tribunaux, sans obtenir gain de cause en dernier ressort. La haute juridiction a ainsi confirmé la décision de rupture prise par l'employeur.
Plusieurs médias régionaux ont suivi l'affaire et apporté des précisions supplémentaires. Ouest-France indique que le directeur a eu des enfants avec ces deux employées, qui ignoraient sa double vie. Le média précise que la justice a confirmé le licenciement, ce qui met fin à la procédure engagée par le responsable. situe l'affaire en Alsace : le directeur dirigeait une agence immobilière de la région, et c'est dans ce cadre professionnel que ses deux salariées travaillaient.
Au-delà du cas particulier, la décision éclaire une question récurrente du droit du travail. La vie privée d'un salarié ne relève pas, en principe, du contrôle de l'employeur. La situation peut néanmoins devenir un motif de rupture lorsqu'elle affecte le fonctionnement de l'entreprise et la relation de confiance entre un cadre dirigeant et ses équipes. Le lien hiérarchique entre le directeur et les deux femmes, qui ignoraient tout de la situation, a été au cœur de l'appréciation portée sur ce dossier.
Les éléments rapportés par les différentes sources convergent sur les points essentiels : la double relation, l'absence d'information des salariées, la contestation du licenciement par le directeur et la confirmation de son éviction par la justice. La décision de la Cour de cassation clôt ainsi un litige qui, à travers ses implications humaines, touche à la frontière entre sphère privée et responsabilités professionnelles.