Pourquoi les trentenaires ont-ils aujourd'hui des organismes de seniors malades, alors que les gènes n'expliquent qu'une faible part de notre santé ? C'est la question à laquelle répond le Dr Tadeusz Oleszczuk, qui, dans un entretien avec Nikola Zbyszewska-Strus à l'émission « Miłość », remet en cause les idées reçues sur la longévité, la supplémentation et le sucre caché dans l'alimentation.
Le médecin souligne que la durée et la qualité de notre vie en bonne santé dépendent avant tout du quotidien : l'alimentation, l'activité physique, la qualité du sommeil et la façon dont nous prenons soin de nous au jour le jour. Selon lui, beaucoup de personnes ne s'inquiètent de leur santé qu'au moment où apparaissent des troubles précis, alors que l'organisme envoie des signaux bien plus tôt, avant qu'un infarctus ou un diabète ne se déclare.
Le Dr Oleszczuk insiste particulièrement sur le rôle du sommeil. Selon lui, aucun complément alimentaire ne peut remplacer la régénération que l'organisme obtient grâce à un repos nocturne suffisamment long et calme. Le manque de sommeil affecte l'équilibre hormonal, l'immunité et la capacité du corps à se réparer ; le considérer comme un luxe plutôt que comme un pilier de la santé est, selon lui, une erreur.
Les interlocuteurs sont également revenus sur le sucre caché, présent dans de nombreux produits transformés, souvent là où les consommateurs ne l'attendent pas. Le Dr Oleszczuk fait remarquer qu'une consommation excessive de sucre, même sans goût sucré perceptible, favorise l'obésité et les troubles métaboliques et, à long terme, augmente le risque de maladies chroniques.
La question de la supplémentation est également apparue dans l'entretien comme l'un des mythes les plus répandus. Le médecin met en garde contre la croyance selon laquelle des comprimés pourraient compenser de mauvaises habitudes. Selon lui, les compléments peuvent avoir un intérêt dans des situations précises et justifiées, mais ils ne remplacent ni une alimentation équilibrée, ni l'activité physique, ni une bonne hygiène de sommeil.
L'entretien aboutit à la conclusion que la longévité en bonne santé dépend largement des choix faits au fil des années, et non d'une solution miracle. Le Dr Oleszczuk encourage chacun à être attentif aux signaux envoyés par son propre corps et à y réagir plus tôt, plutôt que d'attendre un diagnostic grave.