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Primaire à gauche : Olivier Faure officialise sa candidature, la concurrence s'organise

Le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, a officialisé dimanche 30 août sa candidature à la primaire de la gauche. Il affrontera notamment Raphaël Glucksmann, favori des sondages, lors d'un scrutin prévu en octobre.

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Le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, a officialisé dimanche 30 août sa candidature à la primaire de la gauche, lors d'un entretien sur TF1. Il rejoint ainsi Raphaël Glucksmann, déjà déclaré une semaine plus tôt, dans une course qui s'annonce décisive pour l'avenir du camp socialiste en vue de l'élection présidentielle de 2027. Le scrutin interne est prévu pour le mois d'octobre.

Dans sa déclaration, Olivier Faure a justifié son engagement par la nécessité de « tout reconstruire, tout rebâtir, tout réparer » après « dix années » qu'il qualifie d'« immense gâchis ». Il a également affirmé porter « dans ses gènes le rassemblement de la gauche », tout en adressant une critique à peine voilée à son rival : « Je n'en peux plus de cette gauche qui parle exclusivement d'un combat avec la gauche. Moi, je me bats contre la droite et contre l'extrême droite. » Une formule qui semble viser directement Raphaël Glucksmann, crédité des meilleures intentions de vote dans les enquêtes d'opinion.

Les sondages placent en effet Olivier Faure en position délicate. Une étude Elabe publiée ce week-end ne lui accorde que 3,5 % des intentions de vote au premier tour de la présidentielle. Le patron du PS a toutefois voulu relativiser ces chiffres, rappelant que François Hollande, surnommé « Monsieur 3 % » en raison de ses mauvais sondages, était parvenu à conquérir l'Élysée en 2012. « Les champions d'août sont rarement ceux de mai », a-t-il insisté dans une interview au Parisien, citant les exemples de Raymond Barre, Édouard Balladur, Alain Juppé ou encore François Fillon, tous donnés favoris avant de s'incliner.

La primaire socialiste s'annonce donc disputée. Outre Olivier Faure et Raphaël Glucksmann, d'autres personnalités pourraient entrer dans la course, à l'image de Ségolène Royal, dont le nom circule avec insistance. L'ancienne candidate à la présidentielle de 2007 n'a toutefois pas encore officialisé sa participation. Le scrutin d'octobre devra départager les candidats, avec un enjeu majeur : l'unité de la gauche pour le second tour, alors que la question d'une alliance avec La France insoumise aux législatives reste posée.

Olivier Faure s'est dit convaincu que « socialistes, écologistes, ex-Insoumis et même communistes » sauront se retrouver après la primaire. Une position qui tranche avec celle de son rival, lequel refuse de s'engager sur une éventuelle alliance avec le mouvement de Jean-Luc Mélenchon. La campagne interne s'annonce ainsi comme un test grandeur nature pour une gauche en quête de stratégie et de leadership à deux ans de l'échéance présidentielle.