Aaron Sorkin ne s'attendait pas à devoir chercher un nouvel interprète pour Mark Zuckerberg. Le scénariste et réalisateur de « The Social Network » a confié que l'idée que Jesse Eisenberg puisse refuser de reprendre son rôle dans la suite, intitulée « The Social Reckoning », ne lui avait jamais traversé l'esprit. « Cela ne m'est jamais venu à l'esprit », a-t-il déclaré, selon des propos rapportés par plusieurs médias américains.
Sorti en 2010, « The Social Network » avait valu à Eisenberg une nomination aux Oscars pour sa portrayal du jeune fondateur de Facebook. Le film, écrit par Sorkin et réalisé par David Fincher, avait rencontré un large succès critique et public, remportant trois Oscars. Seize ans plus tard, Sorkin prépare donc une suite très attendue, « The Social Reckoning », dont la première est annoncée pour le 9 octobre 2026.
Mais contre toute attente, Jesse Eisenberg a choisi de ne pas rempiler. Sorkin a expliqué que le cachet proposé à l'acteur avait constitué un « facteur dissuasif ». Une déclaration qui jette une lumière crue sur les négociations parfois délicates autour des suites à gros budget, même lorsqu'elles impliquent des équipes créatives déjà primées.
L'absence d'Eisenberg pose naturellement la question du casting pour incarner à nouveau Zuckerberg à l'écran. Aucune information n'a filtré sur un éventuel remplaçant. Le réalisateur n'a pas non plus précisé si le rôle serait finalement confié à un autre comédien ou si le personnage serait écrit différemment.
« The Social Reckoning » marque le retour de Sorkin à l'univers de la tech et des réseaux sociaux, un terrain qu'il avait brillamment labouré avec le premier volet. Le film original retraçait la genèse de Facebook à Harvard et les conflits juridiques qui s'ensuivirent. Cette suite, dont l'intrigue reste encore largement mystérieuse, devrait explorer les années suivantes de l'entreprise devenue Meta, et les bouleversements politiques et sociaux qu'elle a provoqués.
La sortie est prévue pour octobre 2026, soit seize ans après le premier opus. Une période durant laquelle le paysage numérique a été totalement transformé, entre scandales de données, montée en puissance des géants technologiques et débats sur la régulation des plateformes. Autant de thèmes que Sorkin, connu pour ses dialogues incisifs et son goût pour les institutions en crise, pourrait bien vouloir décortiquer.
Reste à savoir si le public sera au rendez-vous. Le premier film avait rapporté près de 225 millions de dollars dans le monde pour un budget d'environ 40 millions. Les attentes sont donc élevées pour cette suite, même si l'absence de son acteur principal pourrait peser sur l'accueil commercial. Les premiers indicateurs de suivi seront scrutés de près par les studios.
Pour l'heure, Aaron Sorkin n'a pas dévoilé le nom de celui ou celle qui reprendra le rôle. Il n'a pas non plus commenté les raisons exactes du refus d'Eisenberg au-delà du cachet. L'acteur, de son côté, n'a pas publiquement réagi à ces déclarations. Cette décision intervient alors que sa carrière a pris un tournant plus personnel, entre réalisations acclamées et engagements hors cinéma.
Cette annonce rappelle que les suites tardives sont souvent semées d'embûches, entre disponibilité des acteurs, exigences financières et attentes du public. Pour « The Social Reckoning », le défi sera double : convaincre sans Eisenberg et renouer avec l'acuité du premier volet. Une équation que Sorkin devra résoudre avant la sortie prévue à l'automne 2026.