Malgré l'interdiction légale, l'euthanasie existe en Pologne selon la journaliste et reporter Marta Grzywacz, mais elle reste dans l'ombre. Dans un entretien accordé à l'émission « Onet Rano », animée par Magdalena Rigamonti, elle a déclaré sans détour qu'elle ne pouvait pas imaginer que les médecins polonais ne fassent pas preuve de pitié envers les patients gravement malades, souffrants et mourants. Ses propos soulèvent la question des limites de la compassion médicale et du droit à une mort digne.
Dans cet entretien, Marta Grzywacz ne décrit pas de cas concrets et ne fournit pas de données chiffrées ; ses paroles doivent être considérées comme l'appréciation d'une journaliste, fondée sur l'observation du débat et de la pratique médicale. Elle souligne toutefois l'écart entre ce que prévoient les textes de loi et ce qui peut se passer dans la réalité des hôpitaux et des domiciles des patients, où les décisions concernant la souffrance sont prises dans l'intimité de la relation entre le médecin, le patient et la famille.
La journaliste a également évoqué la situation aux Pays-Bas, où l'euthanasie est autorisée dans certaines conditions. Comme elle l'a souligné au cours de l'entretien, la société néerlandaise aborde la mort d'une manière différente de la Pologne, ce qui, selon elle, influence la façon d'évoquer la souffrance et la fin de vie. Aucun détail sur la réglementation néerlandaise ni aucune statistique n'a été fourni dans le matériel transmis.
Le sujet reste sensible et profondément divisé. D'un côté, on invoque le droit à une mort digne et le fait que l'interdiction peut conduire à dissimuler les décisions ; de l'autre, on exprime la crainte d'abus et la position selon laquelle la mission de la médecine est de soulager la douleur, et non d'accélérer la mort. Les propos de Marta Grzywacz s'inscrivent dans cette discussion sans la trancher.