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Les lycéens jugent insuffisantes les mesures du gouvernement et poursuivent la mobilisation

Face à la colère lycéenne, le gouvernement a annoncé plusieurs mesures, mais les organisations étudiantes et lycéennes les jugent insuffisantes et appellent à poursuivre le mouvement dès la rentrée.

Cet article a été produit avec l’aide de l’IA sous la responsabilité éditoriale de Haydamax OÜ.

Les organisations lycéennes et étudiantes jugent « largement insuffisantes » les mesures annoncées par le gouvernement et appellent à poursuivre la mobilisation. Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, doit recevoir ce jeudi ces organisations, à deux jours d’un nouvel épisode de mobilisation.

Depuis près d’un mois, les lycéens bloquent leurs établissements et manifestent pour obtenir de meilleures conditions d’études. Après les manifestations massives, et émaillées de violences à leur marge, des 17 et 24 octobre, le Premier ministre, Sébastien Lecornu, et le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, ont été chargés de répondre aux revendications et d’établir un dialogue destiné à apaiser les tensions. Le gouvernement a reçu les organisations lycéennes à Matignon ce lundi.

Parmi les annonces figurent la réforme de Parcoursup et du contrôle continu, 5 milliards d’euros pour la rénovation des bâtiments, 15 000 places supplémentaires en BTS et IUT, ainsi que quelques centaines de postes d’enseignants. Ces annonces n’ont pas suffi à calmer le mouvement, qui s’est au contraire durci selon les organisations.

Julia Kudada, secrétaire générale de l’organisation « Les Lycéens », affirme être « vraiment insatisfaite ». Elle estime que les propositions ne répondent pas aux attentes : pour la suppression de Parcoursup, « on nous propose un simple changement de nom et de logo », tandis que la lycéenne confie avoir « l’impression de n’avoir récolté que des miettes de la part du gouvernement ».

L’Union étudiante qualifie également les propositions de « largement insuffisantes ». Suzanne Nijdam, présidente de la Fédération des associations générales étudiantes, interrogée sur France Inter, estime que le gouvernement « n’a pas saisi le fond du problème ». Elle affirme que l’exécutif avait pensé que la mobilisation s’arrêterait avec les vacances scolaires, ce qui n’a pas été le cas, et annonce que les organisations entendent poursuivre le blocus des 3 700 établissements dès la rentrée.

Les autres organisations impliquées vont dans le même sens. Le syndicat Renouveau lycéen, qui se félicite que la « méthode du dialogue a gagné », appelle lui aussi à poursuivre le mouvement, par la voix de son président, Nathanaël Combary. Le ministre de l’Éducation, Édouard Geffray, a reconnu lors d’une déclaration à l’Assemblée nationale que « on aurait certainement dû être plus rapides » face à la colère lycéenne, un aveu de retard qui illustre les tensions entre le gouvernement et la jeunesse mobilisée.