Jamie Dornan endosse le rôle d’Aragorn dans « The Lord of the Rings: The Hunt for Gollum », un personnage rendu célèbre par Viggo Mortensen dans la trilogie originale. L’acteur reconnaît qu’une forte pression accompagne cette reprise, sans chercher pour autant à rivaliser avec son prédécesseur.
Dans un entretien accordé au magazine L’Officiel, traduit ensuite par Slash Film, Jamie Dornan explique qu’il ressent une pression réelle à reprendre un personnage aussi emblématique. Il précise toutefois qu’il ne cherche pas à « faire mieux » que Viggo Mortensen. L’acteur évoque surtout le défi d’incarner une version plus jeune d’Aragorn, puisque le film se déroule avant les événements de la trilogie de Peter Jackson. Ce choix impose donc un travail d’interprétation distinct, qui ne peut pas se contenter d’imiter le ton et la présence de Mortensen.
Le rôle d’Aragorn occupe une place centrale dans le récit de Tolkien, ce qui rend la question du casting particulièrement sensible auprès des spectateurs attachés à la trilogie. Slash Film, qui a relayé l’entretien, souligne d’ailleurs que l’acteur a été interrogé directement sur ce changement de visage, et qu’il y répond sans détour, en insistant sur le respect dû à l’héritage de l’œuvre. Le personnage demeure ainsi au cœur de cette nouvelle production, même si elle s’inscrit dans une période antérieure à la quête de l’Anneau.
Le préquel, consacré à la traque de Gollum, élargit l’univers de la franchise cinématographique et propose de revisiter certains personnages connus à travers un regard neuf. La reprise du rôle par un acteur différent constitue un enjeu notable pour le public, qui retrouve un Aragorn plus jeune, à un moment où la figure du ranger n’a pas encore pris la stature qu’on lui connaît dans les films de Peter Jackson. Cette approche permet au film de se distinguer de la trilogie tout en restant ancré dans le même monde.
Le cas de Jamie Dornan s’inscrit enfin dans une réflexion plus large sur la transmission des rôles dans les grandes franchises, où chaque nouvel interprète doit à la fois honorer une référence et imposer sa propre lecture. L’acteur, qui se montre attentif à cet équilibre, semble vouloir aborder le personnage avec humilité plutôt qu’avec la volonté de se mesurer à une interprétation déjà installée dans la mémoire collective.