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South Park s'attaque aux milliardaires et aux data centers dans un épisode délirant

Dans le deuxième épisode de la saison 29 de South Park, Butters déclare la guerre à des milliardaires incarnés par des pénis anthropomorphes qui envahissent son jardin avec leurs data centers. Une satire mordante de l'ère numérique et de ses excès.

La série animée South Park continue de frapper fort. Dans le deuxième épisode de sa saison 29, diffusé mercredi, la petite ville du Colorado — rebaptisée « South America » pour l'occasion — devient le théâtre d'une invasion pour le moins inattendue : celle de milliardaires représentés sous la forme de pénis anthropomorphes. Ces créatures, qualifiées de « billionaire weenies » par les personnages, s'installent dans le jardin de Butters et y construisent des data centers qui menacent son quotidien.

Le pitch est absurde, mais la cible est claire. Les créateurs de la série, Trey Parker et Matt Stone, s'en prennent une nouvelle fois aux ultra-riches et à leur emprise croissante sur la société. Les data centers, symboles de l'économie numérique et de l'intelligence artificielle, deviennent ici des infrastructures envahissantes qui détruisent l'environnement immédiat des habitants. Butters, d'ordinaire si naïf et accommodant, atteint cette fois un point de rupture : il décide de se débarrasser de ces « milliardaires pénis » qui empiètent sur son territoire et l'empêchent de regarder sa série préférée, Dr. Pimple Popper.

L'épisode ne s'arrête pas là. Il ressuscite également le deepfake de Donald Trump, déjà utilisé par le passé, pour le transformer en « milliardaire de Weenietown ». Une séquence montre le pénis animé de l'ancien président s'envoler, dans une parodie qui tourne en dérision l'obsession du pouvoir et de la richesse. Cette caricature s'inscrit dans la tradition de la série, qui n'a jamais hésité à brocarder les personnalités politiques, de gauche comme de droite.

Au-delà des milliardaires, l'épisode égratigne aussi les anti-vaccins et l'industrie technologique. Les data centers, présentés comme des monstres voraces, rappellent les débats actuels sur la consommation énergétique de l'intelligence artificielle et l'emprise des géants du numérique sur les territoires. South Park, fidèle à son style, transforme ces enjeux contemporains en farce grotesque, mais le message reste acide : les plus riches, avec leurs projets démesurés, finissent par envahir l'espace vital des gens ordinaires.

Cette saison 29, marquée par le changement de nom de la ville en « South America », semble vouloir explorer les dérives de l'époque avec un humour encore plus mordant. L'épisode a rapidement fait réagir sur les réseaux sociaux, où les internautes saluent la capacité de la série à saisir l'air du temps. Entre satire politique, critique écologique et humour potache, South Park prouve une fois de plus qu'elle reste une des voix les plus irrévérencieuses de la télévision américaine.