Yannick Jadot a regretté, jeudi, l’absence d’Édouard Philippe et de Gabriel Attal au rassemblement en hommage aux victimes de l’attentat raciste de Trappes, prévu vendredi soir. Pour l’eurodéputé écologiste, proche de Raphaël Glucksmann, ce silence traduit un rapport dégradé à la lutte pour la République. Il a particulièrement ciblé Édouard Philippe, candidat du parti Horizons à l’élection présidentielle et premier chef de gouvernement de l’ère Macron.
Le rassemblement est organisé par la municipalité de Trappes, dans les Yvelines, à 18 heures. Plusieurs milliers de personnes sont attendues. Des figures politiques, comme Jean-Luc Mélenchon, Raphaël Glucksmann et Ségolène Royal, y sont conviées. La présence ou l’absence des responsables nationaux est donc scrutée, d’autant que la cérémonie vise à rassembler au-delà des clivages partisans après un acte de violence à caractère raciste.
La polémique survient dans un contexte politique tendu. Gabriel Attal a récemment proposé l’organisation d’une primaire des démocrates avant l’élection présidentielle de 2027, une idée qui soulève de nombreuses questions sur le périmètre des participants et les modalités du scrutin. Elle intervient alors que le camp présidentiel et la droite sont en difficulté dans les sondages face au Rassemblement national et à La France insoumise. Dans ce climat, les prises de position des responsables du centre et de la droite sur les autres dossiers sont interprétées avec attention.
Dans la tradition républicaine, un rassemblement commun de responsables politiques après un acte raciste est un signal de solidarité nationale. L’absence de certains d’entre eux est donc perçue par leurs adversaires comme un choix politique. À ce stade, les équipes d’Édouard Philippe et de Gabriel Attal n’ont pas fourni d’explication détaillée sur leur décision de ne pas se rendre à Trappes.