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Lisbonne interdit la location de trottinettes électriques

Le maire de Lisbonne, Carlos Moedas, a annoncé la fin de la location de trottinettes électriques dans la capitale portugaise, invoquant le nombre élevé d'accidents graves.

Cet article a été produit avec l’aide de l’IA sous la responsabilité éditoriale de Haydamax OÜ.

La ville de Lisbonne a décidé de mettre un terme à la location de trottinettes électriques en libre-service. Le maire de la capitale portugaise, Carlos Moedas, a annoncé cette mesure, qui s'appliquera aux touristes comme aux habitants. La décision a été motivée par le nombre important d'accidents corporels impliquant ces engins, souvent graves.

Cette interdiction marque un tournant pour une ville qui avait été l'une des premières en Europe à voir déferler les flottes de trottinettes en libre-service. Lisbonne, avec ses collines abruptes et ses ruelles pavées, était devenue un terrain d'essai pour ces véhicules, très prisés des visiteurs pour se déplacer rapidement dans les quartiers touristiques. Mais l'étroitesse des trottoirs, la cohabitation difficile avec les piétons et la vitesse de certains usagers ont rapidement transformé l'expérience en source de tension et de danger.

Les autorités municipales n'ont pas précisé de calendrier exact pour le retrait des engins, mais l'annonce du maire indique une volonté politique claire de reprendre le contrôle de l'espace public. Les opérateurs de trottinettes, qui avaient obtenu des licences pour déployer leurs flottes, devront cesser leur activité de location. Cette décision pourrait faire école dans d'autres villes européennes confrontées aux mêmes problèmes de sécurité et de cohabitation.

Le débat sur la place des trottinettes électriques en ville n'est pas nouveau. Depuis leur apparition massive dans les métropoles, les accidents se sont multipliés, impliquant souvent des utilisateurs peu expérimentés, sans casque, sur des véhicules pouvant atteindre 25 km/h. Les services d'urgence de Lisbonne ont signalé à plusieurs reprises des traumatismes crâniens et des fractures chez des usagers percutés par des voitures ou tombés sur la chaussée. Les piétons, notamment les personnes âgées, se plaignent également de trottinettes garées en désordre sur les trottoirs ou roulant à vive allure dans des zones piétonnes.

D'autres villes ont déjà choisi de restreindre, voire d'interdire, ces engins. Paris avait organisé une consultation citoyenne qui avait abouti à leur interdiction dans les rues de la capitale française. Madrid, Barcelone ou Rome ont adopté des règles plus strictes, limitant la vitesse, imposant des zones de stationnement dédiées ou réduisant le nombre d'opérateurs. Lisbonne rejoint donc une liste croissante de villes qui privilégient la sécurité des piétons et des usagers vulnérables.

Pour les touristes, cette décision change les habitudes de déplacement. La trottinette électrique était devenue un moyen pratique et ludique de découvrir les quartiers de l'Alfama, de la Baixa ou de Belém sans effort. Les visiteurs devront désormais se tourner vers les transports en commun, les vélos classiques ou la marche. Les habitants, eux, perdent une option de mobilité douce et abordable, même si les critiques sur l'encombrement et l'insécurité étaient nombreuses.

La municipalité n'a pas indiqué si des alternatives, comme des flottes de vélos électriques mieux encadrées, seraient développées. L'objectif affiché reste de réduire les accidents et de rendre les rues plus sûres pour tous. Cette décision intervient alors que de nombreuses villes européennes repensent leur mobilité urbaine, entre transition écologique et impératif de sécurité. Lisbonne, destination touristique majeure, envoie un signal fort : la commodité ne doit pas se faire au détriment de la sécurité des personnes.