Quelque 300 000 personnes ont manifesté en France pour défendre la fonction publique et réclamer davantage de moyens, a annoncé la CGT à l'issue d'une journée de grèves et de défilés organisée le 29 septembre. Le mouvement, qui a touché l'ensemble du territoire, visait à alerter sur les conditions de travail et les effectifs des services publics.
À Nantes, comme dans plusieurs autres villes, les cortèges ont rassemblé des agents des trois versants de la fonction publique — État, territoriale et hospitalière. Les organisations syndicales demandent des recrutements, des hausses de salaire et une meilleure reconnaissance des métiers du soin, de l'éducation et des services de proximité. La journée d'action s'inscrit dans un contexte de tensions persistantes autour du budget et de l'organisation des services publics.
Le chiffre de 300 000 participants, avancé par la CGT, n'a pas été confirmé par le ministère de l'Intérieur dans l'immédiat. Les estimations syndicales et celles des autorités diffèrent régulièrement lors de ce type de mobilisation. La participation a varié selon les secteurs, avec des perturbations localisées dans les écoles, les transports et les hôpitaux.
Au-delà du nombre de manifestants, cette journée illustre la persistance d'un mécontentement dans les services publics, où les syndicats dénoncent depuis plusieurs années une dégradation des conditions d'exercice et une perte d'attractivité des métiers. Les revendications portent aussi sur les perspectives de carrière et la revalorisation des grilles salariales.
Les défilés se sont déroulés dans un climat globalement calme, selon les premières informations disponibles. Les organisateurs ont appelé à poursuivre la mobilisation si les réponses apportées par le gouvernement ne correspondent pas à leurs attentes. La CGT a réitéré sa demande d'ouverture de négociations sur les moyens et les rémunérations.
Cette journée intervient alors que le débat budgétaire et les choix d'allocation des ressources publiques restent au cœur des préoccupations. Pour les syndicats, le maintien de services publics forts constitue un enjeu de cohésion sociale et d'égalité d'accès sur l'ensemble du territoire.