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Le parquet à chevrons est-il passé de mode ? Une designer le compare au décor « Live, Laugh, Love »

Le magazine britannique Livingetc interroge la place du parquet à chevrons dans la décoration intérieure contemporaine, en rappelant les avis tranchés de professionnels du design et le regard de sa journaliste spécialisée dans la rénovation.

Le parquet à chevrons, longtemps considéré comme un marqueur d’élégance intemporelle, est-il en train de perdre son statut ? C’est la question posée par Livingetc, le magazine britannique de décoration, qui consacre un article à ce motif de pose en épi, dont les lames se rejoignent en angle droit. Dans ce texte, une designer compare sans détour ce revêtement à un décor devenu cliché, celui des panneaux muraux « Live, Laugh, Love » qui ont envahi les intérieurs ces dernières années.

Le parquet à chevrons n’est pas un phénomène récent. Sa géométrie, qui allie régularité et dynamisme, a traversé les époques, des hôtels particuliers aux appartements haussmanniens, avant de revenir en force dans les projets de rénovation. Sa popularité tient à la fois à son esthétique graphique et à sa capacité à donner du caractère à une pièce sans recourir à des éléments décoratifs supplémentaires. Pour de nombreux propriétaires, il représente un investissement durable, susceptible de valoriser un bien immobilier.

La question de son éventuelle obsolescence s’inscrit toutefois dans une réflexion plus large sur les tendances. Comme toute mode, le goût pour certains motifs peut s’user lorsqu’il se banalise, notamment lorsqu’il est repris à grande échelle par les enseignes de décoration et les réseaux sociaux. La comparaison avec les slogans muraux, devenus emblématiques d’une esthétique jugée standardisée, illustre ce risque de saturation. Le propos de la designer ne condamne pas le matériau lui-même, mais l’usage qui peut en être fait lorsqu’il perd sa singularité.

L’article a été rédigé par Maya Glantz, journaliste spécialisée dans le design chez Livingetc. Ses sujets portent principalement sur les rénovations de maisons, avec une attention particulière pour les salles de bains et les cuisines. Diplômée en histoire de l’art de l’université de Bristol, avec mention très bien, elle a poursuivi sa formation par un master en journalisme de magazine à la City University. Elle a effectué des stages chez SquareMeal, The Standard et Livingetc avant de rejoindre la rédaction.

Née et élevée à Londres, Maya Glantz affiche un goût marqué pour le design du milieu du XXe siècle, une sensibilité nourrie par ses études sur l’œuvre de Frank Lloyd Wright. Dans ses textes, elle privilégie une approche documentée des tendances, en confrontant les goûts actuels à l’histoire des formes et des matériaux. Cette démarche éclaire la réflexion sur le parquet à chevrons, qui oppose ici la permanence d’un motif classique à la tentation de la mode passagère.

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