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Bucarest menacée d’effondrement de son centre historique lors d’un prochain séisme

Exposée au risque sismique, la capitale roumaine compte des milliers de bâtiments vulnérables, dont une partie seulement a été expertisée, alors que le séisme de 1977 a fait près de 1 600 morts.

Cet article a été produit avec l’aide de l’IA sous la responsabilité éditoriale de Haydamax OÜ.

La capitale roumaine, Bucarest, abrite un centre historique dont de nombreux immeubles pourraient s’effondrer lors d’un prochain séisme. La Roumanie figure parmi les pays les plus exposés au risque sismique, selon l’ONU, et la menace est jugée réelle par les autorités locales comme par les experts. Ce sont, rappellent les spécialistes, souvent les bâtiments eux-mêmes, plus que les secousses, qui causent les pertes humaines.

La principale source de danger vient de la zone de Vrancea, située à l’est du pays, d’où partent fréquemment des secousses. Le séisme de 1977 dans cette zone a fait près de 1 600 morts à Bucarest. Pour signaler les immeubles les plus dangereux, des pastilles rouges marquées « risque sismique I » ont été apposées sur certaines façades. Mais la liste reste incomplète : moins de 2 800 bâtiments ont été expertisés selon le registre officiel de la municipalité, alors que la Banque mondiale estime à environ 20 000 le nombre de constructions potentiellement vulnérables.

Le rapport municipal de 2022 évalue à 6 500 le nombre de morts possibles en cas de séisme d’ampleur comparable. Certaines façades ont été rénovées sans consolidation structurelle, ce qui donne une apparence de solidité trompeuse aux immeubles concernés. Les spécialistes soulignent que l’aspect extérieur d’un bâtiment ne renseigne pas sur sa capacité à résister à une secousse, et que la rénovation esthétique ne remplace pas le renforcement des structures porteuses.

Les causes de cette situation remontent en partie à l’époque communiste. Peu après le séisme de 1977, le régime de Nicolae Ceaușescu a arrêté les travaux de consolidation, quatre mois seulement après la catastrophe. Depuis la chute du régime en 1989, la remise à niveau des bâtiments se heurte à des obstacles persistants : le coût élevé des travaux, la lenteur des procédures administratives et la réticence de certains propriétaires à libérer leurs logements pendant les chantiers.

Ces difficultés pèsent aussi sur la confiance des habitants. Des travaux de rénovation parfois interminables, après 1989, ont progressivement érodé l’espoir d’une amélioration rapide, et certains résidents doutent désormais que leur immeuble soit réellement sûr. Des croyances populaires erronées sur la solidité des bâtiments entretiennent cette méfiance, tout en laissant certains occupants sous-estimer le danger.

Pour tenter de faire évoluer la situation, l’initiative Antiseismic District vise à informer les habitants sur les risques et à corriger ces idées reçues. La mémoire du séisme de 1977 s’estompe toutefois avec le temps, alors que la date du prochain grand séisme reste impossible à prévoir. Le centre de Bucarest demeure ainsi, selon les termes employés par certains observateurs, une véritable bombe à retardement.