Pour obtenir des ongles d'apparence saine, inutile de multiplier les flacons d'huile de cuticule. Selon Perdita Nouril, rédactrice beauté britannique forte de plus de quinze ans d'expérience, l'outil décisif serait bien plus simple et bien moins coûteux : le polissoir à ongles. Une recommandation qui bouscule les réflexes de nombreuses routines de manucure, souvent centrées sur les soins huileux.
Le polissoir, ou buffer, est un accessoire manuel qui se présente sous la forme d'un bloc ou d'une lime à plusieurs faces. Utilisé par frottement léger sur la surface de l'ongle, il lisse les stries, uniformise la texture et redonne de l'éclat sans vernis. C'est précisément ce travail mécanique qui, selon l'experte, produit un résultat visible sur l'aspect général de l'ongle, là où l'huile de cuticule agit surtout sur le contour et l'hydratation.
Le geste reste toutefois à pratiquer avec mesure. Un polissage trop fréquent ou trop appuyé peut fragiliser la lame de l'ongle. Les spécialistes recommandent généralement de l'espacer, de choisir un grain doux et de ne pas insister sur un ongle déjà fin ou abîmé. L'outil ne remplace donc pas une bonne hygiène ni une alimentation équilibrée, mais il complète utilement une routine simplifiée.
Cette approche s'inscrit dans un mouvement plus large de retour à l'essentiel en matière de beauté. Face à l'inflation des produits et des étapes de soin, de plus en plus de consommatrices recherchent des solutions accessibles, durables et faciles à intégrer au quotidien. Le polissoir, vendu à quelques euros en grande surface ou en pharmacie, correspond à cette demande de simplicité sans sacrifier le résultat.
Perdita Nouril n'est pas une inconnue du secteur. Diplômée de l'université de Nottingham, elle a collaboré avec des titres britanniques de premier plan tels que The Telegraph, le Sunday Times Style, Harper's Bazaar, Vogue, Grazia, Stylist, Refinery29 et Vice. Elle occupe aujourd'hui le poste de rédactrice beauté chez Women's Health UK et de rédactrice soins masculins chez Men's Health UK. Elle coanime également le podcast The Outspoken Beauty Podcast.
Son travail consiste précisément à décrypter les promesses marketing et à confronter les routines aux données disponibles. Adepte d'une beauté qui « gratte sous la surface », elle revendique une approche consistant à démonter les mythes et à interroger les notions traditionnelles de beauté. Sa préférence affichée pour un rouge à lèvres assumé, les sérums efficaces et les fondatrices de marques féminines témoigne d'un regard à la fois exigeant et pragmatique sur l'industrie.
Pour les lectrices et lecteurs de Nacrée, cette recommandation rejoint une préoccupation plus vaste : celle d'un art de vivre où le soin de soi ne se mesure pas au nombre de produits empilés sur l'étagère de la salle de bain, mais à la justesse des gestes. Un ongle lisse et net, obtenu avec un accessoire modeste, peut suffire à donner une impression de santé et de tenue. Une leçon de sobriété esthétique qui vaut aussi pour le reste de la routine.