Le Festival international du film de Dubaï (DIFF) va renaître de ses cendres. Mona Ghanem Al Marri, vice-présidente et directrice générale du Conseil des médias de Dubaï et présidente du Dubai Press Club, a annoncé la relance de l'événement lors d'une prise de parole au Arab Media Forum. La nouvelle édition est programmée pour le 8 décembre 2027, soit dix ans après l'arrêt brutal du festival.
Lancé en 2004, le DIFF s'était imposé comme un rendez-vous majeur du calendrier cinématographique du Moyen-Orient, attirant stars hollywoodiennes et productions régionales. Son interruption soudaine, il y a une décennie, avait laissé un vide dans l'écosystème culturel de la région. Le retour du festival ne se fera toutefois pas sous la même forme que l'événement original, a précisé Mona Ghanem Al Marri, sans détailler les contours de ce nouveau format.
Cette annonce intervient dans un contexte de recomposition des grands festivals de cinéma du Golfe. L'édition 2026 du Red Sea Film Festival, organisé en Arabie saoudite, apparaît quant à elle incertaine. Le royaume saoudien a investi massivement dans le secteur du divertissement ces dernières années, mais l'avenir de son festival phare de cinéma semble désormais flou, alors que Dubaï choisit de réactiver son propre rendez-vous.
La relance du DIFF pourrait redessiner la carte des événements cinématographiques régionaux, en offrant une alternative aux professionnels et aux cinéphiles. Dubaï, qui mise depuis longtemps sur son statut de hub culturel et médiatique, cherche ainsi à renforcer son attractivité dans un secteur où la concurrence entre les capitales du Golfe s'intensifie. Le choix de confier l'annonce à la présidente du Dubai Press Club souligne la dimension stratégique de ce retour pour l'image de l'émirat.
Les modalités pratiques de cette nouvelle édition — programmation, sélection, invités — n'ont pas encore été communiquées. La date du 8 décembre 2027 laisse toutefois aux organisateurs le temps de bâtir un événement à la hauteur des attentes, dans un paysage festivalier en pleine mutation. Reste à savoir si ce retour marquera une simple renaissance symbolique ou une véritable refondation du festival, à l'heure où les industries créatives du Moyen-Orient cherchent de nouveaux équilibres.