À Marseille, la solidarité s'organise pour venir en aide aux sinistrés des incendies qui ravagent le nord de l'Algérie. Selon les chiffres officiels communiqués jusqu'ici, au moins 12 personnes sont mortes en lien avec ces violents feux de forêt près de Béjaïa, Jijel et Tizi-Ouzou. Des sources locales craignent toutefois que le nombre de victimes ne soit beaucoup plus élevé.
Dans la cité phocéenne, où vit une importante communauté d'origine algérienne, les initiatives se multiplient. Des bénévoles collectent des produits de première nécessité destinés aux zones sinistrées. « J'ai donné de la biafine, des compresses… », témoigne une participante, illustrant la nature des dons rassemblés : des médicaments, des pansements et du matériel de soin, mais aussi des vêtements et des denrées alimentaires.
Les incendies, qui se sont déclarés dans plusieurs wilayas de Kabylie, ont détruit des milliers d'hectares de forêt et contraint des familles entières à fuir leur domicile. Les habitants de la région, souvent isolés dans des villages de montagne, manquent de tout. Face à l'ampleur de la catastrophe, la diaspora algérienne de France a rapidement réagi, transformant des locaux associatifs et des commerces en points de collecte.
À Marseille, les organisateurs de ces collectes affirment vouloir acheminer l'aide au plus vite vers l'Algérie. Des rotations sont envisagées par bateau ou par avion, en fonction des autorisations et des moyens logistiques disponibles. Les autorités algériennes ont mobilisé des moyens aériens pour tenter de maîtriser les flammes, mais la dispersion des foyers et les conditions météorologiques rendent la tâche difficile.
Les feux de forêt sont récurrents en Algérie pendant la saison estivale, mais leur intensité cette année a pris une ampleur particulière. Les régions de Béjaïa, Jijel et Tizi-Ouzou, au relief accidenté et à la végétation dense, sont particulièrement vulnérables. Les habitants, souvent peu préparés à ce type de sinistre, se retrouvent démunis face aux flammes qui progressent rapidement.
La mobilisation marseillaise s'inscrit dans un élan plus large de soutien à la population algérienne. De nombreuses associations appellent aux dons et relaient les besoins exprimés sur place. Pour les sinistrés, ces gestes de solidarité représentent un soutien matériel essentiel, mais aussi un signe d'espoir dans un moment marqué par la perte de proches et la destruction de leurs biens.
Les autorités locales algériennes n'ont pas encore publié de bilan définitif. Les opérations de secours se poursuivent et les équipes sur le terrain tentent d'évaluer l'étendue des dégâts. Dans l'attente de chiffres consolidés, les organisations humanitaires appellent à maintenir la pression de solidarité pour répondre aux besoins urgents des populations touchées.